Augustin de Romanet ne fera pas de troisième mandat à la tête d’ADP
La volonté des actionnaires n’est pas toujours compatible avec celle des dirigeants en place. Augustin de Romanet n’effectuera pas de troisième mandat à la tête d’ADP (anciennement Aéroports de Paris), a dévoilé le journal Le Monde.
Cette décision des administrateurs, qui a été confirmée par d’autres titres de presse, sera officiellement lors d’un conseil d’administration le 20 mars avant d’être entérinée par l’assemblée générale du groupe qui doit avoir lieu le 21 mai.
L’Etat aux manettes
Au mois de février Augustin de Romanet, à la tête d’ADP depuis 2012, avait pourtant déclaré à l’AFP être en lice pour un nouveau mandat de cinq ans. Mais, selon Le Monde, l’Etat, qui détient 50,6% du groupe, «ne souhaite pas accorder à l’actuel PDG un nouveau mandat complet». Une telle nomination aurait obligé ADP à changer ses statuts qui imposent une limite d’âge de 65 ans au PDG du groupe.
Le dirigeant actuel pourrait cependant conserver son poste jusqu’à la fin des Jeux olympiques et paralympiques de Paris. Un changement de direction pourrait en effet avoir des répercussions sur cet événement, dans un contexte social tendu.
Même si Bercy a assuré il y a quelques semaines qu’après la privatisation avortée d’ADP en 2020, il n’était pas question pour l’Etat, actuellement, de céder sa part du capital de la société, le groupe devra bâtir son nouveau plan stratégique. Celui en cours arrivant à échéance en 2025.
Plus d'articles du même thème
-
Alstom profite d'un grand contrat au Canada
L'équipementier ferroviaire a remporté une commande de trois milliards d'euros portant sur 313 nouvelles voitures de passagers pour VIA Rail Canada. Son action grimpe en Bourse. -
CDC Investissement Immobilier acquiert un actif logistique urbain à Hambourg
L’investisseur intervient pour le compte de la Caisse des Dépôts, et porte ainsi son volume d’investissement en Allemagne à 300 millions d’euros en deux ans. -
Les données personnelles des actionnaires ne doivent pas être rendues publiques
Saisie par la Lettonie, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de préciser les limites de la transparence que peut exiger un Etat de l’Union.
ETF à la Une
Les ETF mondiaux continuent de faire le plein, l’or et le bitcoin accélèrent en août
- Generali France rejoint le club des assurbanques
- Swift accorde un répit aux banques sur les adresses structurées
- Le pétrole bondit de plus de 3% après l’attaque américaine contre l’île de Larak
- John Ternus relève le défi de s’imposer à la tête d’Apple
- Le président de la Fed penche pour une hausse de taux dès septembre
Contenu de nos partenaires
-
IA : avec son nouveau modèle Astra, OpenAI assure le spectacle
L'entreprise de Sam Altman a dévoilé hier soir son nouveau modèle d'IA. La bataille à distance contre Anthropic pour dominer l'intelligence artificielle continue de plus belle -
Royaume-Uni : à Birmingham, le duo Farage-Bardella a rejoué la carte de l’Entente cordiale
Le chef du Rassemblement national était l’invité d’honneur de Nigel Farage à la conférence de rentrée de Reform UK. Sur la scène principale, ils ont signé un protocole d’accord autorisant le renvoi en France des migrants en situation irrégulière interceptés dans la Manche -
Entre l'Espagne et le Maroc, l'apaisement tourne au piège politique pour Pedro Sanchez
Après la crise migratoire à Ceuta, le Premier ministre espagnol rejette toute responsabilité du Maroc. Mais la stratégie pourrait lui coûter très cher, alors qu'il est accusé de manquer de fermeté jusqu'au sein de son gouvernement