Atos va vendre un quart du capital de Worldline en Bourse
Atos avance dans l’introduction en Bourse de Worldline, sa filiale de services de paiement. Le groupe de services informatiques a indiqué hier vouloir placer 25% du capital de la société, fin juin. Les modalités de l’opération doivent être examinées début mai par le conseil d’administration d’Atos.
La mise en Bourse sera dirigée par Deutsche Bank et Goldman Sachs en tant que coordinateurs globaux. Barclays, Bank of America Merrill Lynch, Société générale et BNP Paribas seront teneurs de livre.
Annoncée depuis plusieurs mois, cette cotation doit permettre à Worldline de participer plus aisément à la concentration du secteur européen des services de paiement, dont de nombreuses banques cherchent à sortir en raison des contraintes réglementaires. Le danois Nets a ainsi changé de propriétaire le mois dernier pour plus de 2,2 milliards d’euros, passant des mains d’un consortium de banques scandinaves à celles de Bain et d’Advent. Les deux fonds sont déjà propriétaires de Worldpay, racheté à RBS en 2010. Alain Proch, le directeur financier d’Atos, a précisé que le groupe regardait systématiquement toutes les opportunités d’acquisitions dans le secteur des paiements en Europe pour positionner Worldline comme un acteur majeur d’un secteur promis à une forte expansion.
Cette mise en Bourse doit également permettre d’extérioriser la valeur de Worldline. En appliquant le ratio qui ressort du rachat de Nets, soit environ 15 fois l’Ebitda, la filiale d’Atos vaudrait plus de 3 milliards d’euros, la moitié de la capitalisation boursière actuelle de la SSII.
En parallèle, Atos cherche à grandir dans les services informatiques. Le groupe indique rechercher activement des acquisitions aux Etats-Unis et dans une moindre mesure dans les pays émergents. Répondant à une information de Wansquare, Steria a reconnu hier avoir été approché récemment par Atos. Celui-ci proposait dans une lettre une invitation à «entrer en discussions pour évoquer l'éventualité d’une offre à un prix ‘autour’ de 22 euros», a indiqué Steria. Qui a finalement opté pour une fusion avec Sopra avec lequel il négociait depuis plusieurs mois. La direction d’Atos a assuré que la fusion de ces deux concurrents ne «changera pas fondamentalement la donne compétitive».
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