Atos renonce à racheter DXC
Atos a annoncé dans la nuit de lundi à mardi que son conseil d’administration avait décidé à l’unanimité de ne pas poursuivre une éventuelle transaction avec l’entreprise américaine DXC Technology.
Le groupe avait indiqué le 7 janvier avoir approché cette entreprise en vue d’une potentielle transaction amicale mais cette perspective avait suscité de nombreux doutes chez les investisseurs. L’action Atos gagne 1,44% mardi à la mi-journée, après l’annonce de l’arrêt des discussions. Elle progressait de plus de 7% en début de matinée.
Selon Citi, l’abandon des négociations avec DXC Technology pourrait permettre à l’action Atos de se redresser. Néanmoins, la banque américaine ne s’attend pas à ce que le titre récupère immédiatement tout le terrain perdu depuis la confirmation de l’approche de DXC Technology. Citi estime que les inquiétudes au sujet de la stratégie de la direction d’Atos pourraient perdurer, malgré l’abandon de cette opération de croissance externe.
Dans un communiqué distinct, DXC Technology a souligné que son conseil d’administration avait évalué l’offre non contraignante et non sollicitée d’Atos, la jugeant « inadéquate et manquant de certitudes », compte tenu « de la valeur que le conseil d’administration estime que DXC peut créer de manière indépendante en exécutant son parcours de transformation ».
La société a précisé que les deux entreprises avaient décidé d’interrompre leurs discussions.
Questions sur la stratégie
Le marché n’avait guère apprécié la possibilité qu’Atos puisse acquérir DXC Technology, une société plus grande que le groupe français avec des revenus annuels de 19,6 milliards de dollars (environ 16 milliards d’euros) lors de l’exercice clos fin mars 2020, contre 11,6 milliards pour Atos en 2019. L’action Atos avait ainsi chuté de 13% le 7 janvier, lorsque le groupe avait confirmé avoir approché DXC Technology.
Si le groupe français n’avait jamais fermé la porte à une acquisition transformante, il avait érigé la croissance organique en priorité lors de sa journée dédiée aux investisseurs, au printemps 2020, et cherchait avant tout à réaliser des acquisitions ciblées lui permettant de renforcer son potentiel de croissance.
Or, Invest Securities notait début janvier que DXC Technology était une entreprise « en difficulté », « centrée sur l’infogérence » et « dont l’acquisition pourrait être très relutive mais risquerait d’entraîner un ‘derating’ », soit une dépréciation des multiples boursiers d’Atos, « en raison d’un affaiblissement de son potentiel de croissance ».
Plus d'articles du même thème
-
Commerzbank change de ton face à UniCredit
La banque allemande qui présentait ses résultats trimestriels ce 6 août s’est montrée moins hostile vis-à-vis de sa rivale italienne qui détient désormais près de 50% de son capital. Forte d’un nouveau trimestre solide, la patronne de Commerzbank, Bettina Orlopp, s’est pour la première fois dite ouverte aux discussions avec son homologue italien Andrea Orcel. -
Le fonds souverain saoudien finalise le rachat d'Electronic Arts
L'éditeur américain de jeux vidéo, propriétaire des franchises EA Sports FC et Battlefield, a quitté le Nasdaq après la finalisation d'un rachat valorisé 55 milliards de dollars. -
Maurel & Prom garnit ses actifs pétroliers en Amérique du Sud
Le groupe pétrolier acquiert des actifs pétroliers en Colombie et Equateur pour 1,33 milliard de dollars.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
Contenu de nos partenaires
-
ConvergencesDroite et centre : un programme (déjà) commun pour 2027
En attaquant Gabriel Attal pour plagiat, David Lisnard montre qu'il existe quelques grands axes politiques autour desquels les candidats de l'ex-majorité présidentielle et Les Républicains peuvent s'entendre -
Présidentielle : la bataille du « socle commun » passe aussi par le Sénat
Les sénatoriales ne devraient pas bouleverser les équilibres de la Chambre haute. Mais l’arrivée probable d’un groupe RN et l’affaiblissement de la droite qu’elle entraînera, pourrait transformer le Palais du Luxembourg en terrain d’expérimentation de la présidentielle -
Spiritisme« En maintenant caché le Guide suprême, le régime iranien veut semer la confusion »
Le président iranien a évoqué une communication « difficile » avec Mojtaba Khamenei, qui n'est toujours pas apparu en public