AstraZeneca paie cher le renouvellement de son portefeuille de médicaments
AstraZeneca cherche à renouveler son stock de brevets. Le laboratoire pharmaceutique britannique, qui doit publier ses résultats trimestriels jeudi, a annoncé hier avoir trouvé un accord définitif scellant le rachat d’Ardea Biosciences à un prix de 32 dollars par action de la firme californienne de biotechnologies, soit une prime de 54% par rapport à son cours de clôture de vendredi dernier. Une opération qui valorise la cible à 1,26 milliard de dollars (956 millions d’euros). Les deux groupes ont précisé que l’accord devrait être finalisé dans le courant du deuxième ou troisième trimestre, après le feu vert attendu des autorités compétentes aux Etats-Unis et en Europe.
Si le groupe a accepté de payer une prime aussi élevée c’est notamment pour mettre la main sur les brevets du Lesinurad, un produit dans la phase 3 de son développement destiné au traitement de la goutte. Un marché qui représente quelque 14,7 millions de cas diagnostiqués. «L’équipe d’Ardea a fait un très bon travail concernant le développement du Lesinurad, ainsi que sur un programme de traitement de la goutte de nouvelle génération très prometteur» a indiqué David Brennan, le directeur général d’AstraZeneca. Et d’ajouter que «ces composés ont un potentiel réel pour les patients». Les demandes d’autorisation pour le lancement du médicament devraient être soumises aux autorités américaines et européennes au premier semestre 2014.
Une stratégie qui tombe à pic après l’abandon le mois dernier du programme de recherche sur un antidépresseur lancé conjointement avec son partenaire Targacept. Ce retrait a contraint AstraZeneca à passer une provision de 50 millions de dollars, après 200 millions déjà provisionnés en fin d’année dernière. Le groupe est confronté à l’expiration prochaine de licences sur certains de ses médicaments phares comme le neuroleptique Seroquel, ainsi qu’à une âpre concurrence de la part des médicaments génériques.
Lors de l’annonce de ses résultats annuels en février, le groupe avait annoncé la suppression de 7.300 emplois pour faire face à la baisse attendue de ses revenus, en dépit d’une hausse de 23% de son bénéfice net en 2011. Dans ce contexte, les actionnaires du groupe ont réclamé la tête de David Brennan, alors que Leif Johansson, ancien patron de Volvo, va remplacer Louis Schweitzer au poste de président du conseil d’administration.
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