Arkema affiche sa confiance pour 2013 malgré un premier trimestre en baisse
Prudent mais confiant, Arkema compte «réaliser une année très solide ». Des propos qui ont suffi à rassurer le marché, l’action caracolant en tête du SBF 120 hier, en hausse de 6,90% à 77,95 euros. Conformément à ses habitudes le groupe chimique ne dévoile pas encore de prévisions chiffrées pour l’ensemble de l’exercice.
A ce stade, le consensus Bloomberg table sur un résultat net courant de 443 millions d’euros (441 millions en 2012) pour 1 milliard d’Ebitda (996 millions l’an dernier) et 6,5 milliards de chiffres d’affaires (6,4 milliards en 2012). Arkema se borne pour le moment à réitérer ses objectifs 2016 : 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires pour une marge d’Ebitda de 16% (15,6% en 2012) et un ratio d’endettement qui reste inférieur à 40%.
Le groupe anticipe des conditions de marché toujours contrastées sur l’ensemble de l’exercice, avec un environnement solide en Amérique du Nord (35% des ventes au premier trimestre), un contexte toujours difficile en Europe et quelques signes d’amélioration en Asie malgré une croissante plus lente que prévu. En 2012, Arkema avait réalisé 40% de ses ventes en Europe, 34% en Amérique du Nord, 21% en Asie et 5% dans le reste du monde, et vise une répartition en trois tiers en 2016 : Europe (35%), Amérique du Nord (35%) et Asie-Reste du monde (30%).
Au deuxième trimestre, les pôles Spécialités Industrielles et Coating Solutions devraient rester bien orientés. Sur les trois premiers mois de l’année ils ont respectivement amélioré leur marge d’Ebitda de 0,9 point à 19,3%, et de 0,5 point à 13,7%.
Les performances de la division Matériaux Haute Performance devraient évoluer dans la continuité du premier trimestre, mais s’améliorer sur la seconde partie de l’année. Au premier trimestre, sa marge opérationnelle (Ebitda) s’est effondrée de 3,5 points à 15,6%.
Au global, la marge d’Ebitda d’Arkema a reculé de 0,6 point à 15% au premier trimestre – pour des ventes en baisse de 3,7% et un Ebitda en recul de 7,5% – tandis que le groupe passe dans le rouge, avec une perte nette de 30 millions d’euros en raison de la charge exceptionnelle de 125 millions liée à la mise en redressement judiciaire de Kem One, cédée en juillet 2012 au groupe Klesch. Ce dernier réclame 310 millions d’euros de dommages et intérêts dans le cadre d’une procédure d’arbitrage engagée en mars dernier.
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