Ares est prêt à accompagner financièrement Stallergenes
Ares vient de finaliser le rachat de 45,86% de Stallergenes auprès de Wendel et s’apprête à déposer un projet d’OPA obligatoire, attendant le visa de l’AMF la première quinzaine de décembre. «Notre intention n’est pas de retirer la société de la cote, confie Jacques Theurillat, directeur général d’Ares Life Sciences, à L’Agefi. Notre objectif est de détenir une participation significative pour être en mesure d’accompagner le développement stratégique de Stallergenes». Une offre à 59 euros, alors que le titre cote 60,25 euros, ne devrait pas séduire les actionnaires. Néanmoins, «nous sommes convaincus que le prix offert est juste. Les actionnaires auront la possibilité, soit d’apporter leurs titres, soit de continuer la route avec nous», poursuit Jacques Theurillat.
En attendant, Ares «semble l’actionnaire idéal», explique Albert Saporta, PDG de Stallergenes. D’autant que «si une opportunité s’avérait stratégique, Ares pourrait apporter des fonds supplémentaires à Stallergenes comme à ses autres participations, en accompagnant par exemple une augmentation de capital», confie Jacques Theurillat.
«Nous n’avons pas d’horizon de sortie. Nous sommes là pour le long terme et une présence d’une dizaine d’années, voire plus, ne nous gênerait pas, poursuit Jacques Theurillat. Nous voulons mettre notre savoir-faire, développé chez Serono, à la disposition de Stallergenes. Nous allons tout particulièrement regarder de près le développement et la politique de prix d’Oralair en France et en Europe du Sud, le développement et la préparation du lancement d’Actair, et étudier l’accélération du développement à l’international sur les marchés porteurs des Etats-Unis, l’Amérique latine, et de la Chine.»
Créée en 2008, Ares, société d’investissement détenue à 100% par la famille Bertarelli, a acquis entre septembre 2008 et décembre 2009, 34% du néerlandais Euromedic, qu’il contrôle avec Merrill Lynch; 40% de l’italien Esaote, qu’il contrôle avec Banca Intesa; 23% de l’américain Broncus, et 15% du suisse Santhera. «Il nous manquait une pharmaceutique dans notre dispositif, ajoute Jacques Theurillat. Toutefois, nous ne comptons pas poursuivre nos acquisitions au même rythme. Nous n’avons pas de contraintes de temps pour la valorisation de nos participations, et allons d’abord ‘digérer’ Stallergenes et travailler au développement de l’ensemble de nos participations».
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