ArcelorMittal: la politique de gestion de bilan porte ses fruits
Sur le dernier trimestre, la dette nette a été réduite de 6 milliards de dollars. Les dépenses d’investissement et le dividende seront limités en 2009
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Olivier Decarre
Après la croissance par acquisitions, ArcelorMittal était passé à l’automne 2008 en mode gestion de bilan. Les premiers effets se sont fait sentir au quatrième trimestre, avec une dette nette ramené à 26,5 milliards de dollar fin décembre contre 32,5 milliards fin septembre. Un allègement qui tient à la fois à la réduction de la dette brute, passée de 38,5 à 34,1 milliards (voir tableau), et à l’accroissement de la trésorerie, de 6 à 7,6 milliards.
Pour expliquer le mouvement, ArcelorMittal met en exergue son cash-flow opérationnel de 5,88 milliards de dollars sur le trimestre. Un chiffre qui ne tient pas tant à l’activité (en baisse de 37%) et à l’Ebitda (en baisse de 67% à 2,8 milliards) qu’à la «réduction du capital circulant» (1,6 milliard) et à un gain de 2,5 milliard sur le «désengagement d’une opération de couverture».
Il n’en demeure pas moins qu’avec des dépenses d’investissement limitées à 1,44 milliard (contre 1,98 milliard un an plus tôt), le groupe se targue d’avoir dégagé «un cash-flow libre record» de 4,43 milliards de dollars. Parallèlement, les dépenses liées aux acquisitions n’ont cette fois pas pesé. Contrairement aux trimestres passés, le groupe a même encaissé en net des produits de cessions de 1,22 milliard.
Pour 2009, il compte poursuivre ses efforts en abaissant encore sa dette nette de 4 milliards. Pour cela, il limitera à 3 milliards ses investissements (après 5,5 milliards l’an passé) et réduira de moitié (à 0,75 dollar l’action) son dividende. Le premier trimestre sera certes encore difficile avec un Ebitda prévu à 1 milliard. Mais la rigueur du groupe a été hier bien accueillie.
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