Antoine Frérot affirme son leadership chez Veolia Environnement

Le PDG obtient un vote de confiance du conseil, à la veille de l’annonce d’une perte nette, attendue au-delà de 400 millions d’euros
Bruno de Roulhac

Première victoire pour Antoine Frérot, PDG de Veolia Environnement, dans le conflit qui l’oppose aux partisans de «l’ère Proglio». Le conseil d’administration du groupe de services aux collectivités, réuni hier pour approuver les comptes 2011 publiés ce matin, «réaffirme la pertinence du plan stratégique adopté en décembre 2011 et renouvelle sa confiance au PDG, Antoine Frérot». Si l’unanimité n’a pas été obtenue, le ton est donné. Henri Proglio, l’un des 17 administrateurs, n’a pas réussi à convaincre ses homologues. Les 11 administrateurs indépendants sembleraient donc justifier leur qualification! «Il n’y a pas eu d’opposition [mais] quelques abstentions», selon une source citée par l’AFP.

Une annonce qui a rassuré le marché. L’action Veolia a rebondi hier de 2,09% à 9,18 euros, soit une progression de près de 12% en un mois, contre 6% pour le CAC 40. Le groupe devra confirmer cette tendance aujourd’hui malgré l’annonce d’une perte nette, attendue entre 400 et 500 millions d’euros, en raison des 800 millions d’euros de dépréciations dévoilées en août 2011.

Le PDG de Veolia devrait surtout revenir demain sur la mise en œuvre de sa stratégie de désendettement, notamment sur le calendrier de son programme de cessions d’actifs (L’Agefi du 22 février). En particulier, le groupe devra s’expliquer sur l’avancée de la vente de sa part de 50% dans Veolia Transdev, alors que le fonds Cube Infrastructure (Natixis) semble bien placé pour racheter au moins une partie de cette participation, selon Les Echos.

Antoine Frérot devra conforter son leadership, lors du conseil d’administration dédié à la gouvernance, le 15 mars prochain. Alors que quatre mandats d’administrateurs (Jean-François Dehecq, Esther Koplowitz, Serge Michel et Georges Ralli) arrivent à échéance à l’assemblée générale du 16 mai prochain, le PDG de Veolia devrait proposer «ses» hommes, ou plutôt «ses» femmes. Très en retard par rapport à l’objectif légal de 40% de femmes en 2017, avec une seule femme (Esther Koplowitz, en fin de mandat), soit 6%, le conseil devrait proposer l’entrée de plusieurs administratrices. Sans compter la démission hier d’Augustin de Romanet, le directeur général sur le départ de la Caisse des dépôts, qui sera remplacé par un autre représentant de la CDC. Cette dernière n’a toutefois pas encore choisi son remplaçant.

Un évènement L’AGEFI

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