Andrea Bonomi n’exclut pas une contre-offre sur le Club Méditerranée
L’imbroglio se poursuit autour du Club Méditerranée. Alors que l’AMF a imposé vendredi dernier à Strategic Holdings et aux personnes agissant de concert aveclui de déclarer clairement leurs intentions, les véhicules de l’homme d’affaires italien Andrea Bonomi tergiversent, mais n’excluent pas de lancer une contre-offre.
Andrea Bonomi conteste avant tout la régularité de la demande du gendarme français. Acculé par l’AMF, Investindustrial – autre structure de la galaxie Bonomi – indique «avoir décidé d’engager les moyens nécessaires au lancement d’une offre publique» sur le Club Med. Bien qu’il n’ait pas été «prêt à envisager une offre», l’AMF l’a «contraint à décider d’engager les moyens nécessaires au lancement d’une éventuelle offre publique sur Club Méditerranée afin d’éviter le risque d’être ultérieurement interdit de pouvoir réaliser une offre». En effet, cette déclaration d’intention l’engage pour six mois.
Cette offre éventuelle «ne pourrait être déposée qu’à l’issue de due diligences satisfaisantes lui ayant donné accès aux mêmes informations que celles dont ont bénéficié les initiateurs de l’offre en cours, y compris les informations à disposition des dirigeants associés à l’offre».
Investindustrial conditionne cette potentielle offre à «la recommandation favorable» du conseil du Club, qu’il espère en raison du prix qui serait «nécessairement supérieur» aux 17,50 euros de l’offre en cours. Bien sûr, la holding italienne rappelle que les administrateurs «conflictés» ne devront pas participer au vote. Investindustrial considère qu’il lui faudra cinq semaines à compter de l’accès aux informations du Club pour confirmer le dépôt d’une offre.
Dans l’hypothèse d’une offre, Strategic Holdings «pourrait envisager de s’associer à Investindustrial, en tant qu’actionnaire minoritaire dans une société d’acquisition qui pourrait être mise en place par Investindustrial».
De son côté, l’AMF ne compte pas se contenter de ces déclarations au conditionnel. Son collège se prononcera aujourd’hui sur les conséquences à en tirer, notamment sur la date limite à laquelle Investindustrial et, le cas échéant, Strategic Holdings devraient communiquer sur le dépôt d’une offre. Il se prononcera aussi sur les conséquences de ces communications sur le calendrier de l’offre en cours.
Plus d'articles du même thème
-
Le Conseil constitutionnel renforce la protection des tiers saisis face aux mesures de recouvrement
Saisis d'une question prioritaire de constitutionnalité, les Sages ont invalidé une disposition fiscale permettant de faire peser sur un tiers saisi la totalité de la dette du redevable, consacrant ainsi une application stricte du principe de proportionnalité des peines. -
Une fusion transatlantique se profile dans le secteur des ingrédients
Le britannique Tate & Lyle a accepté une offre d’achat en numéraire de son concurrent américain Ingredion, qui valorise sa cible 3,7 milliards de livres dette incluse. -
Revolut viserait d'ores et déjà 115 milliards de dollars de valorisation
La néobanque britannique envisage une nouvelle cession d'actions existantes, selon Bloomberg. Ce nouveau jalon marquerait une nouvelle hausse de sa valorisation par rapport aux 75 milliards atteints en novembre 2025, en vue in fine d'une introduction en Bourse autour de 200 milliards d'ici à 2028.
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L'extravagante valorisation de SpaceX suscite le vertige
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- Airbus se dirige vers un deuxième trimestre réjouissant
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
Contenu de nos partenaires
-
Défausse ou défense ?Affaire Lyhanna : Gérald Darmanin renvoie les magistrats à leurs responsabilités
« S’il y a eu des défaillances, il y aura des sanctions », a prévenu le ministre de la Justice, lundi. Encore faudra-t-il qualifier ces éventuelles fautes -
Affaire Lyhanna, justice criminelle : Gérald Darmanin sur tous les fronts
L'examen du projet de loi sur la justice criminelle a débuté lundi à l'Assemblée nationale, par l'audition en commission des Lois du ministre. Au cœur des critiques que suscite l'affaire Lyhanna, le garde des Sceaux doit désormais s'assurer de l'adoption d'un texte dont le contenu crée la polémique depuis sa présentation -
Noir, c'est noirRetraites : l'avenir s'assombrit encore
Les derniers calculs du Conseil d'orientation des retraites aggravent le solde du système, avec un dérapage du déficit à 2,4 points de PIB en 2070