Alstom a rebondi de 55% en Bourse depuis le début de l'année mais perd encore 30% en un an
-
Métro de Lille. Photo Samuel Dhote/Alstom
L'équipementier ferroviaire Alstom a annoncé lundi le lancement d’une augmentation de capital d’environ 1 milliard d’euros, conformément au plan de désendettement du groupe présenté le 8 mai dernier.
Alstom prévoit d'émettre environ 76,8 millions d’actions nouvelles au prix unitaire de 13 euros, ce qui représente une décote d’environ 28,6% par rapport au cours de clôture du titre du 23 mai.
Les actionnaires du groupe recevront pour chaque action détenue un droit préférentiel de souscription (DPS), cinq DPS donnant droit à la souscription d’une action nouvelle, a précisé l’entreprise dans un communiqué.
Jusqu’au 10 juin
La période de souscription se déroulera du 30 mai au 10 juin inclus, et sera réservée au marché français. Bpifrance et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui détiennent actuellement 7,5% et 17,4% du capital, se sont engagées à y souscrire au prorata de leurs participations respectives.
L’opération est garantie par un syndicat bancaire composé de BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, JPMorgan et la Société Générale, en tant que coordinateurs globaux et co-chefs de file de l’opération, ainsi que par d’autres banques internationales également associées à l’opération.
«A titre indicatif, un actionnaire détenant 1% du capital social d’Alstom au 24 mai 2024, et ne participant pas à l’augmentation de capital, en détiendrait 0,83% à l’issue de l’augmentation de capital sur une base non diluée», a précisé l’entreprise dans un communiqué.
Outre cette augmentation de capital de 1 milliard d’euros, le groupe a déjà engagé pour environ 700 millions d’euros de cessions d’actifs dans le cadre de son plan de désendettement. Il a aussi réalisé la semaine dernière une émission d’obligations hybrides à durée indéterminée de 750 millions d’euros.
L’ensemble de ces opérations devrait être bouclé d’ici à la fin de l'été et devrait permettre à l’industriel de réduire sa dette nette d’environ 2 milliards d’euros.
Au 31 mars 2024, la dette nette du groupe s'établissait à 2,99 milliards d’euros, contre 2,14 milliards d’euros un an plus tôt.
Préserver la note «IG»
«Après avoir tardé à réagir à la dégradation de son bilan l’année dernière, Alstom fait aujourd’hui ce qu’il faut pour maintenir sa note ‘investment grade’», commente Christine Kam, analyste chez Octo Finances.
L’agence d'évaluation financière Moody’s avait confirmé le mois dernier sa note de crédit «Baa3» pour Alstom et annoncé que sa perspective serait relevée de «négative» à «stable» après l’exécution de l'émission obligataire hybride et de l’augmentation de capital.
En Bourse, le titre Alstom avait chuté de près de 50% l’année dernière en prévision d’une augmentation de capital. Il a repris 62% depuis le 1er janvier mais accuse encore une baisse de 26% sur les 12 derniers mois. Lundi, l’action a gagné 5,6%, à 19,7 euros.
La jeune pousse, proche de l’administration Trump, a doublé en un an sa valorisation, à 61 milliards de dollars. Elle a multiplié les gros contrats gouvernementaux ces derniers mois.
Le groupe de matériel ferroviaire affiche un résultat net annuel de 324 millions d’euros. Toutefois, confronté à une consommation excessive de trésorerie, il veut s’attaquer à son efficacité opérationnelle et à son empreinte industrielle.
Le président américain, en visite de deux jours en Chine, a promis un « avenir fabuleux » à Xi Jinping. Les désaccords restent pourtant nombreux sur Taïwan, les terres rares ou encore les échanges commerciaux
Donald Trump a atterri en Chine. Sur la dizaine de chefs d'entreprise qui l'accompagnent, sept sont des acteurs incontournables de la tech. Entre situations désespérées, opérations séductions et renforcement des relations commerciales, chaque entreprise a un intérêt à se trouver à bord de la délégation du président
Un document de travail, dont le leader de Place publique s’est démarqué, avant sa révélation par Politico, suggère de désinvestir les classes populaires et les banlieues pour se concentrer sur un électorat « cible » en vue de la présidentielle de 2027 : des urbains, diplômés et aisés, jugés plus réceptifs à une offre sociale-démocrate