Alstom déçoit sur ses commandes trimestrielles
Décevant. Le terme était largement repris hier chez les analystes pour qualifier le niveau de commandes du dernier trimestre d’Alstom (le troisième de l’exercice du groupe). Les nouveaux contrats ont beau avoir rebondi de près de 80% par rapport au creux du trimestre précédent, les 4,22 milliards d’euros affichés restent en dessous des attentes. Le consensus avait fixé la barre à 4,68 milliards.
«Après plusieurs années de restructuration, Alstom entre dans une nouvelle ère, qui lui est moins familière, celle du développement», souligne Oddo. L’époque où le groupe affichait des ratios commandes sur chiffre d’affaires de 1,3 à 1,4, voire plus est loin. Depuis quatre trimestres (voir illustration), les commandes n’égalent pas les facturations (0,9 de ratio sur le dernier trimestre).
Comme le note UBS, c’est la branche «Power Services, une activité à forte marge» qui est à l’origine de la déception. Le groupe invoque une baisse des arrêts de maintenance programmés par les clients. Ainsi, sur neuf mois, calcule Oddo, les commandes moyennes de Power Services ont été inférieures de 14% au chiffre d’affaires.
Quant à l’avenir, le PDG Patrick Kron, reste modéré. «Les appels d’offres en cours restent nombreux mais le calendrier d’enregistrement des futurs contrats demeure incertain», a-t-il précisé. Une prudence qui fait «se poser des question sur le quatrième trimestre», relève UBS.
Si la tendance est un peu moins soutenue que par le passé, il convient toutefois de nuancer les craintes. La plupart des analystes ont déjà intégré ce moindre dynamisme commercial. Et avec 44 milliards de carnet de commandes, le groupe dispose encore de 27 mois d’activité assurée.
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