Alphabet et Microsoft dépassent les attentes
Malgré un ralentissement de la croissance et les plans de licenciements annoncés en début d’année, la tech américaine se porte bien. La maison mère de Google, Alphabet, a annoncé mardi soir une croissance plus forte que prévu de ses résultats au deuxième trimestre. Le groupe a dégagé un résultat net de 18,4 milliards de dollars au trimestre écoulé, soit 1,44 dollar par action, contre 16 milliards de dollars, soit 1,21 dollar par action, un an plus tôt.
Les analystes anticipaient un résultat par action de 1,34 dollar et un chiffre d’affaires de 60,25 milliards de dollars, selon le consensus FactSet. En hausse de 39% depuis le début de l’année grâce aux espoirs suscités par l’intelligence artificielle (IA), l’action Alphabet prenait 6,5% dans les échanges d’après clôture en réaction à cette publication.
Du côté de Microsoft, qui publiait son résultat du quatrième trimestre pour son exercice décalé au 30 juin et cherche à monétiser ses investissements dans l’intelligence artificielle, le bénéfice net du groupe a bondi de 20%, à 20,1 milliards de dollars, soit 2,69 dollars par action sur la période d’avril à juin. Le consensus Factset tablait sur un bénéfice de 19 milliards de dollars pour le groupe. L’action Microsoft reculait de 0,6%, à 348,50 dollars dans les échanges électroniques après clôture à Wall Street.
Ralentissement de la demande
Alphabet a profité d’une forte croissance de ses recettes publicitaires. Le chiffre d’affaires trimestriel a augmenté de 8%, à 56,2 milliards de dollars, dépassant là aussi le consensus FactSet, qui prévoyait un montant de 55 milliards de dollars. Les recettes publicitaires brutes de Google ont progressé à 58,1 milliards de dollars, celles de de YouTube ont rebondi à 7,7 milliards de dollars, tandis que Google Cloud a dégagé 8 milliards de dollars de revenus.
En revanche, l’activité de Microsoft dans le cloud, moteur de sa croissance pendant des années, a montré des signes de ralentissement. Au quatrième trimestre, le segment «Intelligent Cloud», qui comprend la plateforme Azure et des produits pour les serveurs, a vu ses revenus progresser de 15%, à 24 milliards de dollars.
(avec Agefi-Dow Jones)
Plus d'articles du même thème
-
Google n'échappera pas à une amende de 4,1 milliards d'euros infligée par l'UE
La plus haute juridiction européenne a validé la sanction infligée au géant américain au sujet de la recherche sur Android. -
Alphabet entre dans l’indice Dow Jones, un symbole plus qu’une reconnaissance
L’action du propriétaire de Google va remplacer Verizon dans l'indice boursier américain le 29 juin prochain. -
Google augmente de 5 milliards de dollars la taille de sa levée de fonds
Le géant américain a dévoilé les détails de ses multiples augmentations de capital qui pourraient approcher 90 milliards de dollars si les options de surallocation sont entièrement exercées. Trois banques françaises participent à l’opération.
ETF à la Une
KBC AM dévoile trois ETF Ucits
- Scor indemnisera Covéa à hauteur de 488,3 millions de dollars dans le cadre d'une procédure d'arbitrage
- Kering se retrouve sous pression en Bourse avec la montée des doutes d'analystes
- Schneider Electric, Saint-Gobain, L'Oréal : trois modèles d'ambitions du CAC 40 en Inde
- La finance italienne pourrait perdre l'un de ses principaux investisseurs
- Les cinq motifs d’inquiétude sur la bulle IA
Contenu de nos partenaires
-
TribuneLe véritable progrès naît de la rencontre entre héritage et innovation – par Laurent Ladrange
Pour bâtir un avenir stable, il faut repenser le progrès non comme une rupture mais comme un dialogue entre savoirs anciens et innovations -
Histoire d'eauDérèglement climatique : le fleuve Indus remet le feu aux poudres entre le Pakistan et l'Inde
Islamabad craint les conséquences dévastatrices du phénomène El Niño, et remet sur la table la question du traité de partage des eaux avec son voisin -
Tribune libreLa loi de 1901 sur les associations demeure aujourd’hui l'une des plus modernes de notre République
« Dans le débat public, les associations sont aujourd’hui trop souvent traitées comme la variable d’ajustement des politiques budgétaires »