Alcatel-Lucent devrait quitter le CAC 40 au profit de Gemalto
Alors que France Télécom vient de sortir du Stoxx 50 au profit de Richemont, le comité scientifique des indices de Nyse Euronext doit procéder cette semaine à sa revue trimestrielle. Après le départ de Peugeot du CAC 40 en septembre dernier, une autre entreprise emblématique devrait quitter l’indice parisien : Alcatel-Lucent.
L’entreprise de marché se prononce à la fois sur des critères de capitalisation flottante et de liquidité. En termes de capitalisation globale, Alcatel Lucent n’occupait fin octobre que la 91e place sur la Bourse parisienne à 1,8 milliard d’euros, loin derrière Vallourec (68e place pour 3,9 milliards de capitalisation), Veolia (65e place à 4 milliards d’euros, mais avec un plus faible flottant que Vallourec) et STMicro (63e place à 4,1 milliards), les trois autres poids légers du CAC 40, qui pourraient faire partie d’une prochaine charrette. Alcatel-Lucent s’octroie pourtant la 28e place en matière de liquidité. De fait, le titre, particulièrement travaillé, est la deuxième plus mauvaise performance du CAC 40 depuis le début de l’année après France Télécom (-33%), en recul de 28%. Des éléments en faveur d’un départ immédiat de l’indice.
Ce constat fait, quelles sont les sociétés susceptibles d’entrer dans le CAC ? Si Hermès (14e capitalisation), Christian Dior (17e), Dassault Systèmes (31e), Sodexo (33e), Bureau Veritas (34e), Natixis (38e), Casino (39e), Dassault Aviation (40e), CNP Assurances (41e) et Iliad (42e) sont exclus en raison de la faiblesse de leur flottant, le premier candidat potentiel serait Gemalto (43e capitalisation), avec une part de flottant qui peut être estimée autour de 80%, soit une capitalisation flottante de l’ordre de 5 milliards.
Le candidat suivant serait CGG Veritas, avec une capitalisation flottante évaluée autour de 3,7 milliards, soit loin derrière. En termes de liquidité, le parapétrolier (41e place) et Gemalto (43e place) naviguent dans les mêmes eaux.
Pour respecter un équilibre sectoriel, le comité scientifique devrait privilégier Gemalto, afin de soutenir un compartiment technologique déjà sous-représenté dans l’indice parisien.
Au sein du CAC Next 20, Exane BNP Paribas estime qu’Atos pourrait remplacer Wendel et qu’Iliad pourrait remplacer Eurotunnel; tandis que Dexia pourrait quitter le SBF 120 au profit d’AB Science.
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