Alcan EP se prépare à des acquisitions avec l’appui d’Apollo et du FSI
Ballotté ces dernières années entres différents actionnaires, Alcan Engineered Products veut devenir un groupe à part entière sous la houlette de ses nouveaux propriétaires, Apollo Management et le Fonds stratégique d’investissement, qui ont racheté 61% du capital à Rio Tinto début 2011. Symboliquement, le transformateur d’aluminium pour les constructeurs d’avions ou d’automobiles se rebaptise Constellium. Surtout, la société dirigée par Christel Bories, ancienne dirigeante de Pechiney, duquel Constellium a hérité de nombreux actifs, relance une stratégie offensive.
Le rachat d’Alcan par Rio Tinto en 2007 avait gelé les plans de développement de la société en Asie. «On a perdu 3 ou 4 ans sur notre plan de marche initial», reconnaît Christel Bories. Résultat, Constellium réalise encore aujourd’hui l’essentiel de son chiffre d’affaires en Europe et en Amérique du Nord alors que 40% du marché mondial se fait en Asie.
Priorité est donc donnée à la Chine. «Nos clients constructeurs automobiles vont produire de plus en plus sur place. Nous étudions des projets en collaboration avec eux mais qui pourraient aussi être étendus à d’autres secteurs», explique Christel Bories. Une ou plusieurs acquisitions ne sont pas exclues. «Nos actionnaires sont très moteurs sur ce sujet», indique la dirigeante. Apollo s’est d’ores et déjà dit prêt à financer une acquisition de taille. Si besoin, la société, dont «la dette est faible» ‑le rachat de Constellium ayant été payé en fonds propres pour un montant qui reste toujours secret‑, «pourrait également avoir recours à l’endettement», ajoute Christel Bories.
Quoi qu’il en soit, Constellium assure qu’il restera sélectif, l’objectif du groupe étant de se concentrer sur ses points forts: l’aéronautique, l’emballage et l’automobile. Dans ce dernier segment, Christel Bories estime que le groupe peut «multiplier par 4 ou 5 les volumes vendus d’ici à cinq ans». Objectifs: afficher une croissance des ventes supérieure de 50% à la moyenne de l’industrie, un cash flow positif et une marge d’Ebitda de 10% ce qui nécessite, selon Christel Bories, «un saut de plusieurs points par rapport à notre marge actuelle», sans plus de précision. En 2010, Constellium a réalisé un chiffre d’affaires de 4,4 milliards de dollars, après 3,8 milliards en 2009.
Plus d'articles du même thème
-
La saison 2026 des assemblées générales est placée sous le signe des successions
Les assemblées générales du SBF 120 constituent un test de confiance pour les dirigeants. Le taux d’approbation de la nomination ou de la réélection de la cinquantaine de présidents, directeurs généraux ou PDG sera particulièrement scruté. -
La Suisse publie sa proposition de loi « too big to fail » sur mesure pour UBS
Si le texte est voté, les filiales étrangères des groupes bancaires systémiques devront intégralement être couvertes par des capitaux propres. UBS, la seule banque concernée, s’insurge contre cette mesure. -
Kiloutou lance une obligation senior garantie de 800 millions d'euros
Le produit de l'opération, ainsi que la trésorerie disponible, serviront à refinancer les obligations à taux variable du groupe arrivant à échéance en 2030.
ETF à la Une
Les investisseurs en ETF se détournent des actions européennes
- La banque Delubac taille dans ses effectifs pour faire face à des difficultés financières
- TotalEnergies annonce la couleur avant ses résultats trimestriels
- Bouygues Telecom, Orange et Iliad engagent une consolidation historique des télécoms
- Bouygues, Free et Orange entrent en discussions exclusives pour racheter SFR
- CNP Assurances se lance dans l’assurance vie 100% en ligne
Contenu de nos partenaires
-
RaccourciPas de plan « Grand âge » : ce patron qui refuse le fatalisme et l’immobilisme
En l’absence d’action de l'Etat, Guillaume Richard, PDG du groupe Oui Care, a lancé sa propre feuille de route -
C'est loin mais c'est beauGabriel Attal la joue « tradi » pour son entrée en campagne
Il veut tout casser, sauf les codes d'une entrée en campagne. Le leader de Renaissance assure vouloir prendre le temps avant de se déclarer à la présidentielle. « Il faut conserver une forme de sacralité », explique-t-il -
Mamma mia !En Italie, pas de miracle économique pour Meloni
Restée sous procédure européenne pour déficit excessif, fragilisée par une croissance atone et par la crise d’Ormuz, l’Italie voit se refermer les marges que la présidente du Conseil espérait utiliser avant les législatives de 2027