Airbus enregistrera un nouveau record de commandes en 2011
En pleine crise politique et économique en Europe, le salon aéronautique de Dubaï a apporté une bouffée d’air frais, rappelant que les pays émergents se portent toujours bien, en signant des commandes records d’appareils!
Airbus a remporté 211 commandes pour 20,5 milliards de dollars (15,2 milliards d’euros), dont 135 commandes fermes pesant 13,7 milliards de dollars (130 A320 neo et 5 A380) ainsi que 76 options et engagements d’une valeur de 6,8 milliards de dollars. La plus importante commande provient de Qatar Airways avec 5 A380 et 50 A320 neo, d’une valeur totale de 6,4 milliards de dollars en prix catalogue. «Les prises de commandes à ce salon sont le deuxième meilleur montant que nous ayons jamais eu à Dubaï, s’est félicité John Leahy, directeur commercial d’Airbus. Notre A320 neo a de nouveau été la star du spectacle. En dépit de quelques nuages à l’horizon, il y a encore une forte demande des compagnies aériennes et des loueurs pour les avions économes en carburant». L’A320 neo, dont Airbus a déjà engrangé plus de 1.400 commandes et engagements, et son concurrent, le 737 Max de Boeing, qui comptabilise 700 engagements, doivent permettre d’économiser environ 15% de carburant.
Pour sa part, Boeing a signé pour 23 milliards de dollars de commandes fermes, et pour 47 milliards d’engagements et d’options, grâce notamment aux commandes records d’Emirates avec 50 avions 777 pour 18 milliards de dollars, et 8 milliards d’options additionnelles. L’indonésien Lion Air s’est engagé pour 22 milliards de dollars, avec des options pour 14 milliards supplémentaires.
Le carnet de commandes nettes de Boeing se montait à 495 avions le 16 novembre, mais ne compte toutefois pas les 700 engagements sur le 737 Max, dont le prix n’est pas encore fixé. Il ressort à un prix catalogue d’environ 95 millions, selon les chiffres de la commande de Lion, contre 92 millions environ pour son concurrent, l’A320 neo.
A fin octobre, Airbus affichait un carnet de commandes nettes de 1.230 appareils, qui monterait à 1.365 après le salon de Dubaï. Soit un nouveau record en 2011, après celui de 2007 avec 1.341 commandes fermes. En termes de commandes brutes, la filiale d’EADS a déjà dépassé son objectif de 1.500 unités fixé pour cette année. Fin 2011, CM-CIC estime que «le nombre total d’avions en commandes chez Airbus devrait dépasser 4.400 (soit huit années de production) et représenter un montant d’environ 440 milliards d’euros».
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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