Ahold promet un retour plus important à ses actionnaires
Quelques jours après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, Ahold a dévoilé ses axes stratégiques à moyen terme lors de sa journée investisseurs.
Le distributeur néerlandais se fixe pour objectif d’accélérer sa croissance. Notamment, le programme de fidélisation doit apporter 1 à 2% de croissance organique au chiffre d’affaires, et les ventes en ligne devraient tripler d’ici 2016 et atteindre 1,5 milliard d’euros. Le programme de développement comprend l’ouverture de 150 magasins de proximité en Europe et d’un minimum de 50 supermarchés en Belgique sur les cinq prochaines années, «contre deux aujourd’hui, ce qui nous semble un objectif difficile à atteindre compte tenu de la concentration du marché belge», note Oddo. Parallèlement, Ahold vise un taux de pénétration de 40% de sa marque aux Etats-Unis, contre 29,4% en 2010.
Le distributeur, qui dispose d’une trésorerie de plus de deux milliards d’euros, n’exclut pas de procéder à des acquisitions dans les pays où il est présent mais également dans les émergents, où Ahold est encore absent. «Nous avons le sentiment qu’une grande acquisition n’est pas réellement à l’ordre du jour et que la croissance organique sera privilégiée», estime Oddo.
Parallèlement, Ahold va lancer un nouveau programme triennal de réduction des coûts de 350 millions d’euros sur 2012-2014. Il prendra la suite du plan de 500 millions d’euros sur 2007-2009 et de celui de 300 millions sur 2010-2011 achevé avec un an d’avance.
Les actionnaires ne seront pas oubliés avec une nouvelle politique de dividende, offrant un taux de distribution de 40 à 50% du résultat net normalisé – contre une fourchette de 30 à 40% auparavant – qui «contribuera à augmenter significativement le dividende 2011», assure Ahold. Le groupe a déjà un programme de rachats d’actions en cours de réalisation pour un milliard d’euros, à l’horizon mars 2012.
Ce plan «semble plus ambitieux que ce que nous anticipions», note Jefferies, et est le «plus offensif que nous ayons connu chez Ahold», ajoute SNS Securities. Bank of America Merrill Lynch le juge «audacieux», tout en s’inquiétant de son impact sur la rentabilité du groupe. De fait, Ahold n’a pas dévoilé d’objectifs de marges, ni de chiffre d’affaires et de bénéfice, précisant seulement que ses investissements resteront contenus entre 3% et 3,5% du chiffre d’affaires annuel.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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