Ahold promet un retour plus important à ses actionnaires

Le distributeur néerlandais distribuera 40 à 50 % de son résultat net normalisé. Il lance un plan de réduction de coûts de 350 millions d’euros
Bruno de Roulhac

Quelques jours après la publication de résultats trimestriels supérieurs aux attentes, Ahold a dévoilé ses axes stratégiques à moyen terme lors de sa journée investisseurs.

Le distributeur néerlandais se fixe pour objectif d’accélérer sa croissance. Notamment, le programme de fidélisation doit apporter 1 à 2% de croissance organique au chiffre d’affaires, et les ventes en ligne devraient tripler d’ici 2016 et atteindre 1,5 milliard d’euros. Le programme de développement comprend l’ouverture de 150 magasins de proximité en Europe et d’un minimum de 50 supermarchés en Belgique sur les cinq prochaines années, «contre deux aujourd’hui, ce qui nous semble un objectif difficile à atteindre compte tenu de la concentration du marché belge», note Oddo. Parallèlement, Ahold vise un taux de pénétration de 40% de sa marque aux Etats-Unis, contre 29,4% en 2010.

Le distributeur, qui dispose d’une trésorerie de plus de deux milliards d’euros, n’exclut pas de procéder à des acquisitions dans les pays où il est présent mais également dans les émergents, où Ahold est encore absent. «Nous avons le sentiment qu’une grande acquisition n’est pas réellement à l’ordre du jour et que la croissance organique sera privilégiée», estime Oddo.

Parallèlement, Ahold va lancer un nouveau programme triennal de réduction des coûts de 350 millions d’euros sur 2012-2014. Il prendra la suite du plan de 500 millions d’euros sur 2007-2009 et de celui de 300 millions sur 2010-2011 achevé avec un an d’avance.

Les actionnaires ne seront pas oubliés avec une nouvelle politique de dividende, offrant un taux de distribution de 40 à 50% du résultat net normalisé – contre une fourchette de 30 à 40% auparavant – qui «contribuera à augmenter significativement le dividende 2011», assure Ahold. Le groupe a déjà un programme de rachats d’actions en cours de réalisation pour un milliard d’euros, à l’horizon mars 2012.

Ce plan «semble plus ambitieux que ce que nous anticipions», note Jefferies, et est le «plus offensif que nous ayons connu chez Ahold», ajoute SNS Securities. Bank of America Merrill Lynch le juge «audacieux», tout en s’inquiétant de son impact sur la rentabilité du groupe. De fait, Ahold n’a pas dévoilé d’objectifs de marges, ni de chiffre d’affaires et de bénéfice, précisant seulement que ses investissements resteront contenus entre 3% et 3,5% du chiffre d’affaires annuel.

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