Accor signe la vente de sa participation dans Groupe Lucien Barrière à Fimalac
Juste à temps... Deux jours avant le départ du PDG Gilles Pélisson, remplacé par Denis Hennequin, Accor a bouclé le dossier Groupe Lucien Barrière (GLB). Le groupe hôtelier se déleste de ses 49% dans le groupe d’hôtels et de casinos pour 268 millions d’euros. L’actif étant valorisé dans ses comptes à 530 millions d’euros, dont 198 millions d’euros de dette, Accor essuie donc une moins-value de 64 millions d’euros.
Le prix de cession s’inscrit par ailleurs en dessous du bas de la fourchette fixée par les analystes pour l’introduction en Bourse de GLB, qui valorisait la participation à 282 millions d’euros. Selon Gilles Pélisson, cité par l’AFP, il s’agit néanmoins d’un «bon prix» compte tenu des frais d’introduction économisés, de la sortie de 198 millions d’euros de dette et de la perception d’un dividende de 7,35 millions d’euros au titre de l’exercice 2010. «Pour les actionnaires d’Accor, le montant de l’opération équivaut à la valeur proposée lors du projet d’introduction en bourse de Groupe Lucien Barrière, nette des frais associés», assure même le cédant.
Le montage de l’opération dévoilé hier après-Bourse se décompose en deux volets : Accor cède 34% de GLB à Fimalac pour 186 millions d’euros et 15% à GLB pour 82 millions d’euros, ce bloc ayant vocation à être annulé. Cette réduction de capital fait donc les affaires de Fimalac Développement, filiale de la holding de Marc Ladreit De Lacharrière, qui verra sa participation grimper à 40%. De son côté, la famille Desseigne-Barrière affirmera encore un peu plus son emprise sur le groupe en portant sa participation de 51 à 60% du capital.
Dans un communiqué, Fimalac s’est félicité de cette opération, soulignant que GLB possède la plus grande partie de ses hôtels de luxe. La holding y voit une poursuite de sa stratégie immobilière, sa filiale détenant «un important immeuble de bureaux dans le quartier des affaires de Canary Wharf à Londres», tout en évoquant une complémentarité avec les activités de production de spectacles et d’exploitation de salles via sa participation dans Gilbert Coullier Productions. Selon les différentes parties, ces opérations devraient être finalisées au premier trimestre une fois l’aval de l’Autorité de la concurrence obtenu.
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