Viveris Management tire un bilan positif de ses FCPI et anticipe un nouveau cycle
Le private equity va vivre un nouveau cycle», anticipe Eric Schettini, président de Viveris Management, évoquant les évolutions de comportements des investisseurs. L’idée s’applique aussi à sa société de gestion, qui négocie actuellement la sortie de son actionnaire de référence, le groupe BPCE, après avoir cédé en février à Swiss Life sa filiale immobilier Viveris Reim (2 milliards d’euros sous gestion). Recentrée sur les PME, avec plus de 600 millions d’euros levés via 39 véhicules depuis sa création en 2000, la société marseillaise rappelle avoir collecté 203 millions d’euros via 11 FCPI.
Son équipe capital-risque technologique a réalisé 30 sorties (sur plus de 65 investissements) pour le compte de ces fonds «retail» depuis 2005, générant 49 millions d’euros de désinvestissements et 23 millions d’euros de plus-values brutes. Liquidés en 2008 et 2009, ses deux premiers FCPI, «Innoveris Compartiment 1» et «Innoveris Compartiment 2», ont engendré des TRI nets annuels de 5,1% et de 10,3% en incluant l’avantage fiscal pour les souscripteurs, ou encore des TRI bruts annuels de 6,3% et de 19,3% pour la partie de ces portefeuilles investie en innovation.
«Ces bons résultats, malgré des années 2000-2005 perturbées sur ce secteur, montrent une certaine expertise dans la sélection et l’accompagnement des start-up technologiques, explique le fondateur. Ainsi qu’un bon ‘calibrage’ des fonds levés chaque année de manière à pouvoir assurer cette gestion par la suite», ajoute Eric Schettini, évoquant quelques belles histoires passées (Realviz, Gloster Europe ou OPI avec un TRI brut annuel de 46%) et à venir (Trophos, Slate.fr, etc.).
En parallèle, les équipes de Viveris (64 professionnels dans sept bureaux) continuent à investir en capital-développement (avec 14 FIP, 8 FCPR et 1 holding pour plus de 300 millions d’euros levés), notamment dans les pays du pourtour méditerranéen comme la Turquie, et outre-mer (avec bientôt la Réunion). Elles poursuivent également leur avancée significative dans les infrastructures de proximité, avec notamment 120 centrales photovoltaïques de moyenne puissance déjà acquises en France, «aussi bien avec un fonds traditionnel de 150 millions d’euros en cours de levée qu’avec des véhicules plus spécifiques, permettant aux investisseurs une prise plus ‘directe’ avec les actifs sous-jacents.»
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