Une enquête financière trouble la campagne électorale allemande
A moins de trois semaines des élections législatives allemandes, le 26 septembre, l’enquête fait grand bruit. Jeudi, des procureurs allemands ont perquisitionné les ministères des Finances et de la Justice dans le cadre d’une enquête sur l’agence gouvernementale de lutte contre le blanchiment d’argent, une agence du ministère des Finances d’Olaf Scholz, candidat du parti Social démocrate, et possible successeur d’Angela Merkel à la tête du gouvernement selon les derniers sondages
Les enquêteurs cherchent à savoir si on a demandé à l’agence d’ignorer les avertissements concernant des paiements suspects vers l’Afrique.
Olaf Scholz a repoussé les critiques à la suite de ces perquisitions. Lors d’une étape de sa campagne à Potsdam, le ministre a rappelé qu’il avait fait passer le personnel de l’agence de lutte contre la criminalité financière de 165 à près de 500 personnes et qu’il avait investi massivement pour mieux l'équiper. Il a ajouté que les procureurs qui avaient des questions « auraient pu les poser par écrit ».
Cet épisode jette un nouveau trouble sur le ministère qu’il dirige, quelques mois après le scandale Wirecard qui n’avait pas été détecté par la BaFin, l’autorité de régulation financière, qui dépend également du ministère des Finances.
Cette enquête intervient alors que les efforts de l’Allemagne en matière de lutte contre le blanchiment d’argent font aussi l’objet d’un examen par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme mondial qui regroupe des pays allant des États-Unis à la Chine, pour lutter contre la criminalité financière.
Plus d'articles du même thème
-
Les Etats-Unis tentent d’éviter un blocage budgétaire avant les élections
La Chambre des représentants a adopté un projet de loi visant à reporter le débat sur le financement annuel fédéral au-delà des élections de mi-mandat du 3 novembre. Reste à le faire passer au Sénat, où les délais semblent trop courts pour un accord bipartisan -
La Fed prépare une réunion monétaire incertaine
Entre les discours plus restrictifs de Kevin Warsh et les tensions en Iran, les marchés ont relevé à près de 40% la probabilité d’une hausse de taux ce mercredi à l’issue de la réunion du Comité de politique monétaire de la Fed. Une telle hausse surprise, non téléguidée par le président de la banque centrale, serait une première en dehors des périodes de crise. -
La démission surprise du gouverneur de la Banque d'Indonésie place le pays sous surveillance
La première sous-gouverneure a été nommée par intérim, mais les investisseurs scrutent la désignation du successeur de Perry Warjiyo. Elle sera considérée comme un révélateur du niveau d’indépendance à venir de la banque centrale.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- BNP Paribas est reconduit comme banque dépositaire par la caisse de retraite obligatoire des experts-comptables italiens
- Bpifrance cède 2,5% du capital d'Orange auprès d'investisseurs institutionnels
- Allianz valorise Pimco au moins 31,8 milliards d’euros en rachetant ses actionnaires minoritaires
- Des investisseurs institutionnels s'opposent à l'abrogation des règles climat de la SEC
- Best of : Les institutionnels se rassurent sur le crédit privé européen
Contenu de nos partenaires
-
ConvergencesDroite et centre : un programme (déjà) commun pour 2027
En attaquant Gabriel Attal pour plagiat, David Lisnard montre qu'il existe quelques grands axes politiques autour desquels les candidats de l'ex-majorité présidentielle et Les Républicains peuvent s'entendre -
Présidentielle : la bataille du « socle commun » passe aussi par le Sénat
Les sénatoriales ne devraient pas bouleverser les équilibres de la Chambre haute. Mais l’arrivée probable d’un groupe RN et l’affaiblissement de la droite qu’elle entraînera, pourrait transformer le Palais du Luxembourg en terrain d’expérimentation de la présidentielle -
Spiritisme« En maintenant caché le Guide suprême, le régime iranien veut semer la confusion »
Le président iranien a évoqué une communication « difficile » avec Mojtaba Khamenei, qui n'est toujours pas apparu en public