Une enquête financière trouble la campagne électorale allemande
A moins de trois semaines des élections législatives allemandes, le 26 septembre, l’enquête fait grand bruit. Jeudi, des procureurs allemands ont perquisitionné les ministères des Finances et de la Justice dans le cadre d’une enquête sur l’agence gouvernementale de lutte contre le blanchiment d’argent, une agence du ministère des Finances d’Olaf Scholz, candidat du parti Social démocrate, et possible successeur d’Angela Merkel à la tête du gouvernement selon les derniers sondages
Les enquêteurs cherchent à savoir si on a demandé à l’agence d’ignorer les avertissements concernant des paiements suspects vers l’Afrique.
Olaf Scholz a repoussé les critiques à la suite de ces perquisitions. Lors d’une étape de sa campagne à Potsdam, le ministre a rappelé qu’il avait fait passer le personnel de l’agence de lutte contre la criminalité financière de 165 à près de 500 personnes et qu’il avait investi massivement pour mieux l'équiper. Il a ajouté que les procureurs qui avaient des questions « auraient pu les poser par écrit ».
Cet épisode jette un nouveau trouble sur le ministère qu’il dirige, quelques mois après le scandale Wirecard qui n’avait pas été détecté par la BaFin, l’autorité de régulation financière, qui dépend également du ministère des Finances.
Cette enquête intervient alors que les efforts de l’Allemagne en matière de lutte contre le blanchiment d’argent font aussi l’objet d’un examen par le Groupe d’action financière (GAFI), un organisme mondial qui regroupe des pays allant des États-Unis à la Chine, pour lutter contre la criminalité financière.
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