UBS restera profitable grâce à des éléments exceptionnels
UBS a pris les devants hier en levant le voile sur certains éléments préliminaires de ses résultats à fin septembre, trois semaines précisément avant la publication détaillée des comptes trimestriels le 25 octobre. Et en attendant la journée de présentation aux investisseurs du 17 novembre, pour laquelle le directeur général par intérim Sergio Ermotti est attendu au tournant concernant la restructuration de l’activité de banque d’investissement.
UBS a ainsi tenu hier à rassurer sur son état de santé dans le sillage de la tornade provoquée par la perte de trading de 2,3 milliards de dollars (1,7 milliard d’euros) dévoilée le 15 septembre et la démission d’Oswald Grübel la semaine suivante. La banque s’attend à enregistrer sur le trimestre écoulé un «léger bénéfice net». A l’annonce de la fraude par un trader à Londres, UBS avait indiqué qu’il était possible que la perte correspondante, que la banque estimait alors à 2,0 milliards de dollars, puisse mener à la publication d’une perte nette trimestrielle.
De quoi a priori rassurer les observateurs. Analyste chez Kepler Capital Markets, Dirk Becker a pourtant exprimé sa déception, les éléments positifs cités par la banque pour rester dans le vert n’ayant «rien à voir avec une activité normale». De fait, UBS a indiqué que le résultat attendu tenait également compte de charges de restructuration pour 400 millions de francs suisses (330 millions d’euros) liées à un programme de réduction des coûts «en bonne voie», ainsi que de gains sur le portefeuille de crédit propre pour 1,5 milliard et d’une plus-value de 700 millions sur la vente de placements de trésorerie.
Autre point d’attention cruciale, la collecte d’actifs. Si UBS concède de «légères sorties nettes» en gestion d’actifs, la banque se targue d’avoir maintenu en gestion de fortune un niveau de collecte «comparable» à celui du deuxième trimestre (5,6 milliards de francs). Mais la perte de confiance imputable aux récentes turbulences n’est pas encore pleinement mesurable dans le chiffre de collecte à fin septembre avec si peu de recul.
Au bout du compte, UBS se prévaut d’une solidité maintenue de ses fonds propres, avec un ratio tier one qui devrait «diminuer légèrement» par rapport aux 18,1% affichés à fin juin dernier, «en raison de l’impact des opérations de négoce non autorisées».
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