UBS repousse sine die son objectif de résultat
Pragmatisme et rigueur ont dominé la présentation hier des résultats trimestriels décevants d’UBS, qui a reconnu que ses objectifs à moyen terme ne seraient vraisemblablement pas atteints. Le directeur général Oswald Grübel n’en reste pas moins «confiant pour l’avenir» sur la base d’un «excellent positionnement concurrentiel» et de fonds propres «solides». Ce sont bien selon UBS «les perspectives de croissance pour le secteur financier» dans son ensemble qui seront limitées par «les nouvelles exigences en matière de capital et sur le plan réglementaire, alliées à une détérioration des perspectives économiques».
De quoi repousser sine die l’objectif, fixé en 2009, d’un résultat annuel imposable de 15 milliards de francs suisses (12,9 milliards d’euros) à une échéance de 3 à 5 ans. UBS n’a en revanche pas formellement remis en cause son objectif d’un rendement des fonds propres de 15 à 20%.
Mais UBS a choisi de mettre la patience des investisseurs à rude épreuve, prévenant que le détail de ses nouvelles ambitions ne sera dévoilé qu’en novembre à l’occasion d’une journée de présentation dédiée. Pour l’heure, la banque, qui n’attend aucune amélioration des conditions d’activité au cours du trimestre en cours, a indiqué devoir envisager des réductions de coûts de 1,5 à 2 milliards de francs dans les deux à trois prochaines années. L’objectif de résultat imposable annuel pour 2014 pourrait être revu jusqu’à 20% à la baisse selon les analystes interrogés par Bloomberg.
Le directeur financier Tom Naratil, se refusant à quantifier les suppressions de postes possibles, a assuré que tous les métiers seront concernés par cette cure d’austérité. Le dirigeant en a toutefois exclu les conseillers en gestion de fortune. Le trading aux revenus volatils pourrait subir la plus forte pression, de l’aveu même d’Oswald Grübel.
Les résultats du deuxième trimestre se sont inscrits dans ce contexte morose. En baisse de 14% par rapport au trimestre précédent, à 7,17 milliards de francs, le chiffre d’affaires a pâti de la vigueur de la devise suisse et de la chute de 24% (à 2,6 milliards) subie en banque d’investissement. La collecte nette de 8,7 milliards s’est inscrite en net repli par rapport aux 22,3 milliards du premier trimestre.
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