UBS est en passe de solder ses comptes avec les autorités sur le Libor
UBS serait proche de la conclusion d’un accord avec les autorités américaine et britannique dans le dossier du Libor. La banque helvétique, soupçonnée avec d’autres de ses concurrentes de manipulation du taux interbancaire servi à Londres, devrait en effet s’acquitter de quelque 450 millions de dollars (345 millions d’euros) en vue de mettre fin aux poursuites engagées à son encontre, croit savoir le New York Times.
UBS n’a pas souhaité commenter le montant évoqué, rappelant être «au beau milieu des pourparlers avec les autorités». La FSA (Financial Services Authority) outre-Manche et la CFTC (Commodities Futures Trading Commission) outre-Atlantique, n’ont, de même, pas souhaité faire de commentaires.
La banque suisse avait été la première à dénoncer l’affaire du Libor dans laquelle elle était impliquée et avait fait état, dans son rapport de gestion 2010, d’une «immunité conditionnelle de la part d’autorités de plusieurs juridictions» en échange de sa coopération. Citigroup et Barclays avaient par la suite suivi la démarche initiée par la banque suisse.
En juin dernier, Barclays a dû s’acquitter d’une amende d’un montant de 453 millions de dollars, dans le cadre de ce scandale. Lors de la publication de ses comptes trimestriels début novembre, Royal Bank of Scotland avait indiqué s’attendre à des «pénalités financières». Selon plusieurs observateurs, le montant devrait être de l’ordre de celui payé par Barclays.
Dans une note de juillet, les analystes de Morgan Stanley estimaient le coût potentiel du dossier Libor à 14 milliards de dollars pour onze banques. Toutefois, les poursuites judiciaires se sont depuis multipliées, Berkshire Bank ayant ainsi déposé outre-Atlantique une plainte visant 21 banques, incluant les 16 établissements composant le panel responsable de la fixation des taux Libor entre 2007 et 2010.
L’amende d’UBS s’ajouterait à celle dont la banque suisse a écopé fin novembre dans le cadre des opérations illégales réalisées par l’un de ses traders à Londres. Outre un versement de 30 millions de livres (37 millions d’euros), UBS s’est vu imposer des mesures strictes, lui interdisant notamment de réaliser des acquisitions dans ses activités de banque d’investissement.
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