Ubisoft reprend des couleurs en Bourse sur des rumeurs de rachat
L’action Ubisoft a signé la plus forte hausse de l’indice SBF 120 lundi, portée par des informations de Bloomberg selon lesquelles les sociétés de capital-investissement Blackstone et KKR auraient étudié le rachat de l'éditeur de jeux vidéo. Le titre a clôturé la séance en hausse de 9,50%, à 42,08 euros.
Selon des sources proches du dossier citées par Bloomberg, les deux fonds ont manifesté un intérêt préliminaire pour les activités d’Ubisoft, qui n’a toutefois pas initié de négociations avec un acquéreur potentiel.
Contacté par l’agence Agefi-Dow Jones, un porte-parole de l'éditeur de jeux vidéo n’a pas souhaité commenter ces spéculations. «Nous sommes idéalement positionnés pour tirer parti de la croissance rapide du secteur et des opportunités concernant les plateformes qui se présentent», a toutefois indiqué la société dans une déclaration transmise par e-mail.
Intérêt spéculatif
Par rapport à ses concurrents, Ubisoft se distingue, en effet, par sa puissante capacité de production interne, forte de plus de 45 studios de développement répartis sur les cinq continents. Autre atout : en faisant le choix de développer ses marques en propre, le fleuron français reste en possession de la totalité des droits de propriété intellectuelle sur ses jeux. Il peut ainsi les décliner sur tout type de médias, de produits ou de services, de manière à multiplier les sources de revenus.
Alors que la concentration du secteur des jeux vidéo s’accélère à l'échelle planétaire, Ubisoft recèle un vif intérêt spéculatif. Tencent est souvent cité par les analystes comme un candidat naturel au rachat du groupe fondé par la famille Guillemot, dont il possède déjà un peu moins de 5% du capital. Mais les plateformes de cloud gaming existantes ou futures sont autant d’acquéreurs potentiels pour le fleuron français. Les fonds d’investissement complètent la liste.
«Ubisoft étant faiblement valorisée en Bourse, le scénario d’un rachat de l’entreprise se précise», observe un analyste basé à Paris. Son cours de Bourse ne reflète pas la qualité de son portefeuille de jeux, ni le fort potentiel de son catalogue de lancements à moyen terme. L’important vecteur d’amélioration des marges que constitue la croissance du taux de pénétration des ventes digitales dans le chiffre d’affaires de l'éditeur français n’est pas davantage intégré par le marché.
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