La Cour des comptes a rendu public, le 5 juillet, l’analyse de l’impact de la taxe sur les transactions financière (TTF) et sa gestion. Son constat est lourd : il semble que les trois objectifs visés par le gouvernement n’ont pas été accomplis. La gestion de la taxe présente en outre de nombreux défauts.
Le premier objectif du gouvernement visait à faire contribuer le secteur financier au redressement des finances publiques. Il semble pourtant que ce sont les clients des intermédiaires financiers, donc les investisseurs eux-mêmes, qui payent l’addition. Celle-ci a rapporté 947 millions d’euros cette année, somme inférieure à celle de l’année précédente qui dépassait le milliard.
Le gouvernement souhaitait exercer une action de régulation sur les marchés financiers, notamment sur les activités les plus spéculatives, notamment la taxation de trading de haute fréquence (THF). Cette taxe n’a rien rapporté cette année. De plus, l’objectif n’est pas considéré atteint puisqu’au lieu d’éliminer les activités nocives visées, celles-ci ont seulement été déplacées dans d’autre pays où la taxe n’est pas appliquée.
Avec son troisième objectif, la France voulait montrer l’exemple à suivre pour le reste de l’Union Européenne. Celle-ci n’a pas eu l’effet attendu à cause de désaccords persistants entre les états membres. Une coopération renforcée a été organisée par dix Etats membres de l’Union européenne mais il semble que celle-ci bute notamment sur la décision de cavalier seul de la France.
La Cour des comptes fait également la critique de la gestion de la taxe réalisée par Euroclear : les modalités de la collecte manquent de transparence, les contrôles administratifs sont insuffisants et la rémunération qu’Euroclear reçoit de l’Agence France trésor est qualifiée de « critiquable ». Le taux de 0,35 % rémunérant les sommes déposées au Trésor par Euroclear France est très supérieur aux taux d’intérêt à court terme du marché, actuellement négatifs.
Le rapport de cette commission d'enquête rejette explicitement le principe d'un taux plancher assis sur le patrimoine, mais recommande une imposition minimale en s'appuyant sur la contribution différentielle sur les hauts revenus. Il propose aussi une taxe élargie sur les holdings.
Face à la complexification des lois encadrant les locations touristiques non professionnelles, Hélène Paerels, avocate spécialisée en fiscalité immobilière, fait le point sur ces contraintes réglementaires.
La Cour des comptes lance un ultimatum au gouvernement : ou des mesures rectifiant la trajectoire de la dette publique sont prises maintenant, ou la France va étouffer sous le poids des intérêts à payer, qui pèsent pour la moitié du déficit budgétaire.
La filiale de gestion d’actifs du groupe BPCE veut combler son retard en lançant ses premiers ETF actifs sur le marché européen d’ici la fin de l’année tout en développant son offre sur le non-coté.
Alors que les incendies ravagent la France et que le pays souffre d'une grave sécheresse, les débats sur la gestion des ressources en eau enflamment le débat public. Elus remontés, ONG furieuses, agriculteurs angoissés... la bataille de l'eau couve