Theresa May précise sa vision du Brexit
La Première ministre britannique Theresa May a présenté vendredi à Londres sa vision de l’après-Brexit, souhaitant un partenariat «le plus large et le plus approfondi possible» avec l’Union européenne après mars 2019. Elle a reconnu pour la première fois que « c’est une négociation et qu’aucun d’entre nous n’aura exactement ce qu’il veut».
La vision britannique sur le problème irlandais n’est toujours pas claire. «Tout comme il serait inacceptable de revenir à une frontière dure entre l’Irlande et l’Irlande du Nord, il serait inacceptable de faire éclater le marché commun du Royaume-Uni en déplaçant la frontière douanière et réglementaire en mer d’Irlande», a tenu à réaffirmer vendredi Theresa May.
Les futures relations commerciales avec l’UE, a-t-elle insisté, devront par ailleurs reposer sur des accords contraignants, sans que la législation britannique se doive d'être alignée sur toutes les règles de l’UE. Theresa May a assuré que «les normes britanniques resteront au moins aussi élevées que celles de l’UE» et que le pays continuera à se plier à l’autorité de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) pendant une période de transition limitée. Ensuite, «nous aurons besoin d’un mécanisme d’arbitrage qui sera complètement indépendant, ce qui est d’ailleurs habituel dans les accords de libre-échange», a-t-elle noté, alors que l’Union européenne a dit cette semaine vouloir confier ce rôle à la CJUE.
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