Rothschild & Co : la famille veut sortir l’entreprise de la Bourse
La société de services financiers cotée sur Euronext Paris fait l’objet d’un projet d’OPA de la part de son premier actionnaire, Concordia, la holding de la famille Rothschild.
Publié le
Johann Corric
En Bourse, Rothschild & Co est valorisé 3,6 milliards d’euros au cours de 47 euros.
-
Photo Bloomberg
La Bourse parisienne pourrait perdre un autre de ses membres. La société Concordia, holding de la famille Rothschild, compte déposer une offre publique d’achat simplifiée sur Rothschild & Co au prix de 48 euros par action, dividendes attachés.
La transaction induit une prime de 19,3% sur le cours de clôture de l’action du 3 février dernier et de 14,3% sur le sommet historique touché en janvier 2022. En réaction à l’annonce de ce projet, l’action Rothschild & Co s’envolait de 17% lundi en début de matinée, à 47,1 euros.
Le prix offert valorise le groupe à 3,7 milliards d’euros environ.
«Le dépôt de l’offre envisagée sera conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires requises», indique Concordia dans un communiqué. L’OPA pourrait «être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers à la fin du premier semestre». En cas de succès, l’initiateur prévoit de retirer Rothschild & Co de la Bourse.
40% de flottant
Concordia estime «qu’aucun des métiers du groupe ne requiert de faire appel aux marchés de capitaux [et] leurs performances doivent être appréciées sur le long-terme». Dans ces conditions, la holding familiale juge que «le statut de société privée apparait (..) plus pertinent que celui d’une société cotée».
Concordia détient 38,9% du capital de Rothschild & Co et 47,5% des droits de vote. Le concert familial élargi pointe à 54,5% des titres de 66,8% des droits de vote mais «il est envisagé que [sa] composition soit modifiée» dans le cadre du projet d’OPA.
Au 31 décembre, le flottant au sein du capital de Rothschild & Co s’élevait à 40,33%. L’entreprise détenait par ailleurs 5,18% de ses propres actions, directement et indirectement.
Quelques heures après les Etats-Unis, l'Hexagone a à son tour annoncé le déblocage d'une nouvelle enveloppe pour soutenir l'écosystème naissant de l'informatique quantique. La start-up française Alice & Bob a aussi dévoilé un investissement de la part de Nvidia.
La banque privée a enregistré 3 milliards de francs suisses d'afflux nets de nouveaux capitaux sur les quatre premiers mois de l'année, bien en deçà des attentes, et prévient que le niveau d'activité exceptionnel du premier trimestre ne devrait pas se reproduire dans les prochains mois.
François Villeroy de Galhau, gouverneur sortant de la Banque de France, a profité du traditionnel rapport annuel de l’Autorité de contrôle pour dresser le bilan d’une décennie de régulation et surtout formuler ses vœux pour l’avenir de la supervision bancaire et assurantielle.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Le chef de l'Etat peine à convaincre les Français du lien entre son action à l'international pour tenter de débloquer le détroit d'Ormuz et ses effets dans le pays sur les prix de l'essence à la pompe
Avant de quitter ses fonctions, le général Pierre Schill a lancé cet objet nouveau, indépendant de l’institution militaire et dédié au renforcement de la cohésion nationale.
Les accords d’Abraham nomment une normalisation des relations entre Israël et certains Etats arabes (les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Soudan et le Maroc), qui a eu lieu en 2020. Le président américain estime que Ryad et Doha devraient en faire de même, car « tous les autres pays devraient suivre »