Rothschild & Co : la famille veut sortir l’entreprise de la Bourse
La Bourse parisienne pourrait perdre un autre de ses membres. La société Concordia, holding de la famille Rothschild, compte déposer une offre publique d’achat simplifiée sur Rothschild & Co au prix de 48 euros par action, dividendes attachés.
La transaction induit une prime de 19,3% sur le cours de clôture de l’action du 3 février dernier et de 14,3% sur le sommet historique touché en janvier 2022. En réaction à l’annonce de ce projet, l’action Rothschild & Co s’envolait de 17% lundi en début de matinée, à 47,1 euros.
Le prix offert valorise le groupe à 3,7 milliards d’euros environ.
«Le dépôt de l’offre envisagée sera conditionné à l’obtention des autorisations réglementaires requises», indique Concordia dans un communiqué. L’OPA pourrait «être déposée auprès de l’Autorité des marchés financiers à la fin du premier semestre». En cas de succès, l’initiateur prévoit de retirer Rothschild & Co de la Bourse.
40% de flottant
Concordia estime «qu’aucun des métiers du groupe ne requiert de faire appel aux marchés de capitaux [et] leurs performances doivent être appréciées sur le long-terme». Dans ces conditions, la holding familiale juge que «le statut de société privée apparait (..) plus pertinent que celui d’une société cotée».
Concordia détient 38,9% du capital de Rothschild & Co et 47,5% des droits de vote. Le concert familial élargi pointe à 54,5% des titres de 66,8% des droits de vote mais «il est envisagé que [sa] composition soit modifiée» dans le cadre du projet d’OPA.
Au 31 décembre, le flottant au sein du capital de Rothschild & Co s’élevait à 40,33%. L’entreprise détenait par ailleurs 5,18% de ses propres actions, directement et indirectement.
Plus d'articles du même thème
-
Les grandes banques espagnoles maintiennent le cap malgré la guerre au Moyen-Orient
La vitalité de l'économie du pays et la diversification des modèles soutiennent la trajectoire des principaux acteurs bancaires. -
La Société Générale tient bon grâce à la banque de détail
La progression des revenus et des résultats des activités de détail en France et à l'étranger, en agence et à distance, compense largement le vif recul de certains pans de la banque de financement et d'investissement. -
L’affaire Stellantis fait trembler la filière des produits structurés
Des produits structurés sur l'action Stellantis, quand celle-ci était au sommet, ont été massivement vendus à des épargnants aujourd'hui en passe de tout perdre. Un cas d'école dans ce marché où les flux de collecte restent élevés.
ETF à la Une
Schroders lance un ETF actif sur les actions américaines en Europe
- Un nouveau vent de fronde souffle sur les certificats d’investissement du Crédit Agricole
- Revolut, un modèle bancaire singulier et valorisé à prix d'or
- La banque de détail porte les résultats du Crédit Agricole au premier trimestre
- La Société Générale affiche un résultat net trimestriel de 1,7 milliard d'euros
- Le gendarme de l'assurance suspend le courtier Jacques Pilliot
Contenu de nos partenaires
-
EditorialCarburants : TotalEnergies, plus responsable que toute la classe politique
Dans un concert d'impostures, TotalEnergies maintient le plafonnement de ses prix, alerte sur une possible crise de l'approvisionnement, prépare l'avenir en consacrant un tiers de ses investissements aux énergies bas carbone, s'affirme comme un acteur clé de la souveraineté énergétique française -
DilemmaL’Italie veut relancer le nucléaire, mais ne sait toujours pas où enterrer ses déchets
Rome vient de renouveler son accord avec la France pour maintenir jusqu’en 2040 sur le territoire français une partie des ses déchets -
TaxesLes Européens de nouveau face au dilemme Trump
Engager le rapport de force ou jouer l’apaisement ? Les Vingt-Sept risquent de devoir trancher cette éternelle question si le président américain met ses nouvelles menaces commerciales à exécution