Retraite : Emmanuel Macron a promulgué la loi, les 64 ans validés
Le Conseil constitutionnel a partiellement censuré vendredi le texte de loi sur la réforme des retraites, les neuf «sages» ayant rejeté six dispositions, dont l’index senior et le contrat à durée indeterminée (CDI) senior, mais validé le report à 64 ans de l'âge de départ.
Les dispositions censurées ont été jugées inconstitutionnelles car dépourvues de tout lien avec le projet de loi de financement rectificatif de la Sécurité sociale (PLFSS) qui comprend la réforme des retraites.
La mesure phare du texte sur le report de l'âge légal de départ à la retraite de 62 à 64 ans a pour sa part été validée par les «sages».
Dans la foulée de ce verdict, le président de la République, Emmanuel Macron, a promulgué la loi dans la nuit de vendredi à samedi.
Refusant l’agenda politique du chef de l’Etat, ainsi qu’une proposition d'être reçus mardi à l’Elysée, les syndicats unis lui avaient demandé «solennellement» de ne pas promulguer la loi, «seul moyen de calmer la colère qui s’exprime dans le pays».
La centrale syndicale a appelé à deux nouvelles journées de mobilisation les 20 et 28 avril, en plus de la date du 1er mai déjà convenue par l’intersyndicale qui se réunira une nouvelle fois lundi en fin de journée.
Emmanuel Macron s’adressera aussi aux Français lundi soir lors d’une allocution.
Un premier RIP rejeté
Le Conseil constitutionnel a par ailleurs rejeté vendredi une première proposition d’organisation d’un référendum d’initiative partagée (RIP) portée par les oppositions de gauche pour contrer le projet de loi de réforme des retraites.
Des parlementaires ont déposé en mars une proposition de loi référendaire pour «affirmer que l'âge légal de départ à la retraite ne peut être fixé au-delà de 62 ans».
A lire aussi : Agirc-Arrco: «Evitons une réforme des retraites par le bas»
Le Conseil constitutionnel statuera le 3 mai sur une autre proposition de RIP déposée jeudi soir avec une formulation légèrement différente pour «interdire un âge légal de départ à la retraite supérieur à 62 ans».
(Avec Reuters)
Plus d'articles du même thème
-
Epargne, la foire aux fausses bonnes idées est ouverte
Coup de rabot sur l'épargne salariale, relèvement du plafond du Livret A: à l'approche de la discussion budgétaire, les ballons d'essai se multiplient. Pour le même résultat, l'inefficacité et l'incohérence. -
L’AfD remporte une victoire historique lors des élections de Saxe-Anhalt
Malgré un score dépassant 44% doublé d’une forte participation, le parti d’extrême droite n’est pas assuré de pouvoir gouverner ce Land de l’ex-Allemagne de l’Est. -
Les mauvaises récoltes et la géopolitique tendent le marché des céréales
Alors que la situation en mer Noire est devenue bloquante pour ces marchés, un commentaire de Vladimir Poutine a permis un relâchement des cours de 3% jeudi. Cela n’enlève rien aux mauvaises récoltes constatées sur le blé et celles anticipées sur le maïs.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
Suppléments vins : Gérard Bertrand, le Languedoc au sommet
Le vigneron, adepte de la biodynamie, s’impose dans le Languedoc avec des vins ambitieux dans une région longtemps cantonnée aux vins abordables -
Grand argentierLe jeu en ligne qui vous met aux commandes du budget de la France
Entrez dans « La Bataille du budget » et tentez d’imposer vos choix pour redresser les comptes publics de la France. Plus vrai que nature -
Qu’est-ce que « l’état d’urgence narcotrafic » promis par Edouard Philippe ?
Le candidat Horizons a remis sur la table l’idée d’un « état d’urgence » appliqué à la lutte contre le narcotrafic avec la possibilité d’un recours accru à la reconnaissance faciale.