Paris gagne en attractivité
Les difficultés économiques de la France et les attaques terroristes qui ont touché le pays n’ont pas empêché Paris de progresser de deux places dans le classement biannuel de PwC sur les villes mondiales, au 4e rang. La capital française demeure toutefois loin derrière Londres, en tête de ce classement qui tâche de mesurer les qualités économiques et sociales de trente métropoles mondiales. Singapour se classe à la deuxième place alors que Toronto vient fermer le peloton de tête. Amsterdam, qui fait son entrée dans le classement, se place directement à la 5e place, suivie de New York qui abandonne deux places depuis la dernière édition en 2014.
Paris parvient à se hisser dans le top 10 des villes étudiées par PwC dans neuf des dix indicateurs retenus par la firme, eux-mêmes des indices composites de 67 variables au total. Aucune autre ville n’atteint un tel degré de constance. Le seul indicateur où Paris déçoit concerne le coût de la vie, sans réelle surprise, même si elle se place au 7e rang pour le pouvoir d’achat des résidents. Elle ne se démarque pas non plus par son attractivité économique, pénalisée par la fiscalité et ses mauvaises performances pour la croissance et l’emploi. Mais «la Ville Lumière est plus éclatante et brillante que jamais et, de fait, plus attractive que jamais», notent les auteurs du rapport.
Données collectées en 2014 et 2015
La démographie et le confort de vie ressortent comme les atouts principaux de Paris. La capitale arrive en tête de cet indicateur, à égalité avec New York. Plus significativement, sur la variable de la qualité de vie, Paris se hisse au pied du podium, quand Londres et New York calent en milieu de tableau, respectivement en 15e et 16e position. La ville gagne également des points pour ses contacts avec le reste du monde, passant de la 7e à la 2e place durant cette édition. L’attractivité touristique de la ville est ainsi soulignée, bien que des questions se posent quant à sa pérennité, l’étude se basant sur des données récoltées en 2014 et 2015.
De même, la première place triomphante de Londres ne tient pas compte des effets potentiels du Brexit, le vote étant intervenu trop tardivement. La prochaine édition du classement permettra de se faire une idée de l’impact de la décision britannique à court terme, mais il faudra attendre l’édition 2020 au plus tôt pour connaître les répercussions de l’accord qui sera négocié entre l’Union européenne et le Royaume-Uni.
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