Orpea a perdu 55% en Bourse en trois jours
Le temps risque de paraître long jusqu’au 15 novembre. C’est à cette date que le gérant de maisons de retraite doit présenter son plan de transformation et donner le coup d’envoi à la conciliation sur sa dette financière.
En attendant, le groupe a plongé de 55% en Bourse depuis l’annonce, le 26 octobre, de son projet de restructuration qui envisage notamment de transformer 4,3 milliards d’euros de dettes en capital. Tombée à 6,62 euros en clôture le 28 octobre, l’action perd désormais plus de 92% depuis le début de l’année et navigue à un niveau plus vu depuis 2003. La capitalisation boursière de l’entreprise ne dépasse plus 430 millions d’euros. L’entrée de deux nouveaux investisseurs, qui ont récemment franchi le seuil des 5% du capital, n’aura pas permis d’inverser la vapeur. Leur opposition au plan présenté par la direction n’aide sans doute pas à réduire les incertitudes qui entourent l’avenir d’Orpea.
Korian chute aussi
Le groupe est dans la tourmente depuis la publication du livre-enquête «Les Fossoyeurs» en début d’année. Il a entraîné dans sa chute son principal concurrent, Korian, qui perd 69% en Bourse depuis début 2022.
Le deuxième groupe de maisons de retraite privé français a même plongé de 17% ce vendredi 28 octobre après la publication de ses chiffres trimestriels. Ceux-ci sont pourtant ressortis proches des attentes des analystes. Son chiffre d’affaires a progressé de 4,8%, à 1,13 milliard d’euros entre juillet et septembre, là où le consensus compilé par Factset anticipé 1,14 milliard. Les dirigeants ont confirmé leur objectif de croissance organique pour l’ensemble de l’année.
Plus d'articles du même thème
-
Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
Le Panel Actions anticipe une progression de moins de 2% du CAC 40, de l’Euro Stoxx 50 et du S&P 500 à horizon six mois. -
Le fonds souverain norvégien propose de réduire son exposition aux emprunts d'Etat
Le gestionnaire du plus grand fonds souverain du monde recommande de revoir la composition de son indice obligataire et écarte tout plafond sur la détention de capital dans son portefeuille actions. -
Les tensions sur les taux ont marqué un mois d’août favorable aux actions
Alors que les actions ont bénéficié d’une bonne saison des résultats, les taux ont atteint des niveaux records depuis plusieurs décennies, face aux craintes d’inflation persistante et aux risques budgétaires. L’or en a aussi profité. Septembre débute sur la même dynamique.
ETF à la Une
Amundi dévoile un ETF conçu pour Zenkyoren
- Le potentiel de progression des marchés actions se réduit à peau de chagrin
- Banques françaises : ce que le coefficient d'exploitation ne mesure pas
- La Banque Delubac, toujours en pertes, cherche du capital
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Plus que la demande, la distribution entrave le développement de l’épargne retraite
Contenu de nos partenaires
-
« Ils sont hors cadre » : le BSW, ce petit parti de gauche allemand qui pourrait s’allier à l’AfD
Le parti fondé par Sahra Wagenknecht réclame un ministre-président sans affiliation politique et pourrait influencer les votes finaux -
RadicalisationExtrême droite : les leçons allemandes
Depuis une dizaine d'années, la droite allemande a musclé son discours sur l'immigration pour tenter de couper l'herbe sous le pied de l'extrême droite. Sans parvenir à freiner sa progression -
Réarmement allemand : « Avec l'AfD, un tournant militariste et nationaliste est possible »
Le mouvement d'extrême droite Alternative pour l'Allemagne (AfD) défend la hausse du budget de la Bundeswehr, mais dans une optique nationaliste à rebours des autres partis