Novares relance son projet d’introduction à la Bourse de Paris
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C’est reparti pour Novares. L'équipementier automobile spécialisé dans les pièces en plastique relance son projet d’introduction à la Bourse de Paris, mis en veille à l’automne 2017. Il s’agit de la première IPO de l’année à Paris. Le groupe détenu à 72% par Equistone a déposé un nouveau document de base auprès de l’Autorité des marchés financiers. Il espère un début des cotations dans le courant du mois de février. Novares vise une augmentation de capital d’un montant compris entre 130 et 150 millions d’euros. Les actionnaires, Equistone, le Fonds avenir automobile (Bpifrance) et les managers, pourraient céder des actions pour un montant équivalent en fonction du prix de cotation retenu. Le produit de l’IPO servira à financer plusieurs acquisitions de taille moyenne ou un achat plus important. Des négociations exclusives ont déjà été ouvertes avec deux PME, l’une en République tchèque, l’autre en Hongrie.
Novares avait arrêté son processus de cotation initial en novembre en raison d’une question juridique. La direction du groupe a expliqué ce matin qu’elle porte sur le changement de méthode de consolidation de la JV chinoise Shanghai Key Automotive Plastics Components détenue avec Yanfeng. Novares contrôle 50,1% du capital et assure la gestion de la JV, mais son partenaire souhaite désormais bénéficier de l’intégration globale comme l’autorise la loi chinoise en raison de son droit de veto sur la nomination du dirigeant de la JV. Des discussions ont été ouvertes avec Yanfeng pour définir une nouvelle stratégie industrielle commune qui pourrait éventuellement aboutir à une modification de la structure du capital de la JV. En attendant, Novares a préféré consolider la JV par mise en équivalence.
Le groupe, né du rapprochement entre le monégasque Mécaplast et l’américain Key Plastics, a réalisé en 2017 un chiffre d’affaires de 1,13 milliard d’euros (hors contribution finale de l’activité camions cédée en 2016). Il prévoit entre 1,2 et 1,25 milliard d’euros en 2018. Son Ebitda ajusté doit passer de 105 millions à une fourchette de 115-125 millions. Le ratio de levier (dette nette sur Ebitda) restera sous la barre de 2 fois, acquisitions comprises, contre 1,9 fois en 2017.
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