Natixis supprime moins de 300 postes dans sa BFI
Natixis n’a pas eu la main aussi lourde que certains le craignaient en interne. Mais la filiale de BPCE a tout de même annoncé vendredi à ses partenaires sociaux la suppression de 113 postes en net dans ses activités de banque de financement et d’investissement (BFI) en France, sur le périmètre Natixis SA, dans le cadre du plan d’adaptation qu’elle avait promis (L’Agefi Quotidien du 6 janvier). Soit 4% des effectifs dans l’Hexagone à fin 2010. La première réunion d’information-consultation des syndicats aura lieu le 30 janvier, et la direction espère recueillir un avis fin mars.
Une diminution des effectifs que le groupe compte mettre d’ici à fin 2012 en œuvre à travers le non remplacement de départs naturels et un reclassement hypothétique dans d’autres divisions. Tant que le programme n’aura pas été mené à bien, les embauches seront gelées sur l’ensemble du périmètre Natixis.
Dans le détail, le groupe supprimerait 128 postes et en créerait 15 autres, dont 14 pour les seules activités de fixed income, un signe du changement à l’œuvre dans le modèle d’activité des BFI. Par type de métiers, le pôle alternative assets sera le plus touché (45 suppressions), suivi des marchés actions (27), de la couverture des grands clients (17) et du pôle dette et financement (6). Dans les fonctions administratives, 30 postes supplémentaires seront supprimés.
A l’international, les effectifs de la BFI devraient maigrir de 150 collaborateurs. La banque a livré peu de détails sur les métiers ou les implantations touchées à ce stade, même si ses dirigeants ont déjà indiqué en décembre qu’ils réduisaient la voilure en Asie, par exemple sur le financement maritime.
Avec cette nouvelle salve, les quatre banques françaises cotées ont donc annoncé ces dernières semaines près de 5.000 suppressions de postes dans leurs seules activités de BFI dans le monde. Sur ce total, la France représente 40% de cette cure d’amaigrissement avec un peu plus de 1.900 postes touchés. La rançon d’une diminution structurelle des bilans des BFI, et de la réduction de voilure sur des activités telles que les financements, consommateurs de liquidités, et les marchés actions, en berne. Natixis, qui s’était déjà beaucoup restructurée après avoir connu le pire en 2008-2009, est cependant loin des plans annoncés chez CA CIB (1.750), SG CIB (1.580) et BNP Paribas (1.396).
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