Nasdaq OMX s’acquitte d’une lourde amende pour solder la débâcle de l’IPO de Facebook
Dix millions de dollars, c’est le montant de l’amende que Nasdaq OMX a prévu de verser à la SEC pour tirer un trait sur l’IPO ratée de Facebook. A cela s’ajoutera le paiement de 62 millions de dollars au plus pour compenser les pertes des teneurs de marché dans le cadre d’un plan approuvé précédemment par la SEC.
«Cette action contre Nasdaq montre comment des systèmes mal conçus et des décisions prises à la hâte n’ont pas seulement perturbé l’une des plus grandes IPO de l’histoire, mais ont aussi entraîné des violations graves et généralisées des règles fondamentales gouvernant nos marchés», a souligné George Canellos, co-responsable de la division des poursuites au sein de la SEC.
Dans une lettre ouverte, le patron du Nasdaq, Robert Greifeld, a rappelé que les défis auxquels devait faire l’opérateur boursier lors de cette opération «étaient sans précédent». Le 18 mai 2012, ce qui devait être un jour historique sur les marchés a été marqué par un vent de panique lorsqu’une erreur du système du Nasdaq a provoqué un retard de 30 minutes. La SEC souligne que l'équipe de direction de l’opérateur a cru pouvoir régler le problème en supprimant quelques lignes de code et a décidé en conséquence lors d’une conférence téléphonique dite «code blue» de ne pas ajourner le lancement de la cotation sur le marché secondaire.
Faute d’une prise de conscience de l'étendue des problèmes, plus de 30.000 ordres ont encombré le système. Certains opérateurs ont attendu plus de deux heures une mise à jour de leur statut. La perte pour les teneurs de marché, parmi lesquels figurent Citigroup, Citadel, UBS ou encore Knight Capital, a été estimée à 500 millions de dollars.
Dans son courrier, Robert Greifeld assure que des leçons ont été tirées de ce désastre. L’opérateur a créé les fonctions de directeur des systèmes d’information et de responsable mondial des systèmes de marché. Il dit également avoir mis en place un nouveau groupe chargé de tester la qualité de ses systèmes de trading. Depuis ce mois fatidique de mai 2012, le groupe a géré 77 IPO et a assuré pour le compte des investisseurs et des sociétés cotées la levée de 7,99 milliards de dollars de capitaux.
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