L’Opep+ maintient sa ligne de conduite sur la production de pétrole
Pas d’inflexion en vue pour la ligne de conduite des principaux exportateurs de pétrole et ses alliés regroupés dans l’Opep+. Son comité a recommandé mercredi de poursuivre, comme en décembre dernier, les baisses de production au rythme convenu en octobre, en raison des incertitudes relatives à la demande en Chine après la réouverture de l'économie et à l’impact potentiel des sanctions contre le brut russe sur le marché. Ce statu quo permettra à l’Opep et à un groupe de pays producteurs menés par la Russie de disposer de davantage de temps pour évaluer les données concernant la consommation de la Chine, le plus grand importateur de pétrole au monde, et l’impact des sanctions de l’Union européenne contre Moscou.
Pas de nouvel ajustement en vue
Des délégués ont indiqué que l’Opep+ souhaitait rester prudente dans sa démarche jusqu'à ce que des signaux plus clairs témoignent d’une demande plus importante de brut sur le marché. Ces dernières semaines, les cours du pétrole se sont stabilisés au-dessus de 80 dollars le baril, tiraillés entre les craintes de perturbation de l’offre avec l’interdiction du pétrole russe en Europe et les incertitudes liées à la résurgence des cas de Covid-19 en Chine.
L’alliance ne prévoit pas d’ajuster sa production avant la prochaine réunion plénière prévue en juin, mais le comité interministériel qui s’est réuni mercredi peut demander une réunion en urgence de l’Opep+ si cela se justifie. La prochaine réunion du comité se tiendra le 3 avril.
Plus d'articles du même thème
-
BP réduit son endettement net d’environ 37% en un seul trimestre
Malgré des dépréciations dans ses activités bas carbone, le groupe britannique a tiré parti d’un contexte favorable dans le raffinage et le trading gazier. -
Malgré les vents contraires, l'économie mondiale devrait continuer à croître de plus de 3%
Le Fonds monétaire international a légèrement revu à la hausse ses prévisions de croissance grâce notamment à l'importance des investissements dans l'IA. Plusieurs éléments menacent toutefois la bonne tenue de l'économie mondiale. -
Entre espoirs en Ukraine et escalade en Arabie saoudite, le pétrole hésite
Les cours des produits pétroliers sont volatils après des événements contradictoires. La Russie devrait débloquer des milliers de tonnes de diesel mais les houthis attaquent l’aéroport de Riyad.
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Worldline s'assure une place dans la course à l'agentique
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- La folie IA pousse l'ingénierie financière dans ses retranchements
Contenu de nos partenaires
-
La Fabrique de l'OpinionEric Hazan : « La classe moyenne décroche lentement, sans bruit, sans drame visible »
D’Aristote à Tocqueville, les penseurs de la démocratie l'ont dit : une démocratie ne survit que grâce à des classes moyennes prospères. Alors qu'en France, elles décrochent et basculent vers les extrêmes, Eric Hazan, expert des mutations économiques et sociales, publie un essai intitulé « Veut-on sacrifier les classes moyennes ? » (éd. de l’Observatoire). -
BlackoutUkraine : Donald Trump a-t-il commencé à fermer le robinet des renseignements ?
Le président américain assure que le partage de renseignements avec Kiev se poursuit. Mais après un accord sur le diesel conclu avec Moscou, une alerte tardive et des limites imposées à Starlink, l’Ukraine redoute que Washington ne passe à l’acte -
Après l'appel à « zapper Bolloré », le monde du cinéma vole au secours de Canal +
Jacques Audiard, Justine Triet, Emmanuel Marre… Ce sont plus de 170 réalisateurs, dont certains de renom, qui ont signé une tribune en faveur d’un maintien d’une fiscalité favorable au groupe détenu par Vincent Bolloré