Le gouvernement de Rome envisage de suspendre pour une période indéfinie la taxe sur les transactions financières (TTF) introduite en Italie le 1er mars 2013 pour les capitalisations boursières de plus de 500 millions d’euros, indique mardi Bloomberg en citant une source officielle anonyme. La décision pourrait être prise en mai par le premier ministre Matteo Renzi. Le gel de la taxe ferait partie d’un paquet de mesures destinées à stimuler la compétitivité de l'économie italienne. Suspendre la TTF donnerait «de l’oxygène» aux investisseurs, souligne la source, et serait justifié compte tenu du fait qu’un nombre restreint de pays souhaitent taxer les transactions financières.
La décision, si elle se confirme, pourrait porter un nouveau coup au projet de TTF européenne porté par Paris et Berlin, et qui tarde à se concrétiser. L’Italie fait en effet partie des 11 pays qui soutenaient à l’origine cette mesure, et l’on voit mal Rome continuer à plaider pour une taxe européenne élargie tout en supprimant un impôt de bourse domestique. L’Estonie s’est déjà retirée du processus en décembre dernier. La Belgique, toujours partie prenante, a publiquement exprimé ses réserves en janvier.
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