L’inflation va rester faible dans les prochains mois, selon Mario Draghi
La Banque centrale européenne a annoncé, jeudi, avoir maintenu inchangés ses taux directeurs ainsi que l’ampleur de ses achats d’actifs.
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Agefi.fr
Mario Draghi
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L’inflation n’est pas là où nous voudrions qu’elle soit ni là où elle devrait être, a déclaré, jeudi, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, estimant qu’ «un degré d’accomodation encotre très substantiel s’impose encore» en matière de politique monétaire.
S’exprimant à l’issue de la décision de l’institut d'émission de maintenir inchangés ses taux directeurs ainsi que le rythme et l’ampleur des achats d’actifs (jusqu'à décembre 2017 ou au delà), Mario Draghi a estimé que «l’inflation est atténuée par la faiblesse des prix de l'énergie. Mais les mesures de l’inflation sous-jacente restent aussi faibles».
«L’inflation sous-jacente est susceptible de rester à ses niveaux actuels dans les mois à venir, " a-t-il dit, considérant qu’elle «doit encore montrer des signes convaincants de redressement et n’augementera que progressivement». Voulant rassuré les marchés, il a affirmé que «la BCE ne veut à aucun prix d’un resserrement injustifié des conditions financières».
Selon le président de la BCE, il y a eu «unanimité pour ne pas définir de date précise pour la discussion des modifications du QE», lors de la réunion du Comité de politique monétaire de ce jeudi, et «les discussions devraient se tenir en automne».
Réagissant à ses propos, l’euro a effacé son léger recul enregistré après la publication du communiqué de la BCE, une heure et demi plus tôt. La devise de la zone euro cotait 1,1563 pour un dollar à 15H30 contre 1,15078 peu après 13H jeudi. Il avait grimpé jusqu'à 1,1583 pour un dollar mardi, son niveau le plus fort depuis début mai 2016.
Concernant la croissance, Mario Draghi a estimé «les risques pour les perspectives de croissance sont globalement équilibrés; la croissance ne se traduit pas encore par une dynamique d’inflation plus forte».
Son mandat de président de la Fed se termine ce vendredi 15 mai. Il aura fait l’objet de critiques sur son biais plus «accommodant» en 2021. Des critiques cependant plus faciles a posteriori au vu de la complexité des chocs exceptionnels auxquels il a été confronté depuis 2020. Et que le banquier central a réussi à piloter en évitant les récessions.
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