En mai la hausse des prix en zone euro a atteint 1,4%, loin de la progression de 1,9% le mois précédent. L’inflation sous-jacente se replie quant à elle à 0,9% contre 1,2%.
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Le taux d’inflation en zone euro a connu une chute notable en mai, selon les statistiques dévoilées par Eurostats mercredi. La hausse des prix à la consommation s’est fixée à 1,4% sur une échelle annuelle contre 1,9% le mois précédent, retrouvant ainsi le niveau de progression de mars (1,5%).
La hausse des prix de l'énergie a pesé beaucoup moins sur les chiffres de l’inflation ce mois-ci. Alors qu’elle représentait une progression de 7,6% le mois dernier, elle a été de 4,6% en mai sous l’effet d’un ralentissement des prix du pétrole. L’inflation dans les services a également marqué le pas, à 1,3% contre 1,8% le mois dernier. Au global ces chiffres restent bien en deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne qui se situe un peu en-dessous de 2%. Très scrutée par la BCE l’inflation sous-jacente, hors prix de l'énergie, alimentation et tabac, a connu également une rechute à 0,9% contre 1,2% le mois précédent. Il y a quelques jours, Mario Draghi a déja évoqué son manque de confiance dans un rétablissement rapide de son objectif d’inflation. Ce qui justifie selon lui la poursuite d’une politique monétaire très accommodante.
Pour la France, l’inflation a ralenti davantage qu’attendu en mai, la hausse sur un an des prix s'établissant à 0,8% contre 1,2% en avril, a indiqué l’Insee dans la matinée de mercredi. Cette baisse marquée est également liée au ralentissement des prix de l'énergie et dans une moindre mesure de ceux de l’alimentation et du tabac.
L’inflation HICP a augmenté de 3% à 3,2% sur un an en mai, à cause d’effets de base liés aux prix de l’énergie, mais sans pratiquement bouger sur un mois. Sur la période, les prix de l’énergie ont même reculé de 1,1%.
Les banques européennes n’ont pas forcément beaucoup resserré leurs conditions de crédit, les prêts au secteur privé ayant continué à progresser à un bon rythme en avril. En revanche, les agrégats monétaires comme M3 ont vu leur rythme de croissance fortement ralenti pour des raisons techniques comme les transferts des dépôts vers de l’épargne longue.
Les panélistes interrogés par L’Agefi anticipent dorénavant deux hausses de taux de la Banque centrale européenne (BCE), et potentiellement une pour la Banque d’Angleterre (BoE). Ils confirment également que la Fed ne devrait plus baisser les siens, ce qui fait remonter les taux longs.
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