Les souscripteurs continuent à obtenir des concessions des gérants de LBO
Pour collecter son véhicule de septième génération, TPG Partners VII, TPG Capital fait des concessions. Selon le document communiqué aux investisseurs visés par la société de gestion américaine, que s’est procuré Bloomberg, les souscripteurs pourront bénéficier jusqu’à 25% de remise sur les frais et commissions qu’ils devront verser.
TPG espère collecter 10 milliards de dollars, un montant qui inclut deux milliards d’un fonds transitoire (bridge fund) déjà souscrit par quelques investisseurs institutionnels. Les premières informations publiées sur TPG Partners VII –fondées sur les déclarations d’investisseurs– évoquaient un montant proche de 12 milliards.
Les rabais sont fixés à 5%, 10% et 15% pour des tickets minimum respectifs de 100, 250 et 400 millions d’euros. A cela s’ajoute 10% supplémentaires pour les souscripteurs qui s’engageront au cours de la première phase de la collecte (ou first closing).
Si d’autres firmes de private equity ont également dû revoir leurs prétentions financières à la baisse après l’éclatement de la bulle financière (à l’instar d’Apollo, Candover, KKR, PAI Partners, Permira ou Warburg Pincus), des rabais d’une telle importance sont rares. Ils sont le signe que même après le redécollage progressif des LBO à partir de 2012, grâce au retour progressif des financements bancaires et obligataires, les investisseurs ont durablement rééquilibré le rapport de force, qui penchait nettement en leur défaveur jusqu’en 2007 (au cours de la période de bulle financière).
Deux autres concessions faites par TPG attestent d’un réalignement d’intérêts: l’équipe investira elle-même 400 millions de dollars dans TPG Partners VII et propose une structure de rémunération qui limite les frais de gestion au cours des premières années; les frais pèsent en effet sur les performances des souscripteurs au début de la période d’investissement, puisque les placements ne dégagent pas encore de rendement.
L’initiative de TPG est d’autant plus pertinente que certaines de ses participations les plus emblématiques ont connu des déboires retentissants, comme la faillite de TXU, le plus gros LBO de l’histoire (aujourd’hui Energy Future Holdings), la nationalisation de Washington Mutual, ou les années de pertes affichées par les casinos Harrah’s Entertainment (aujourd’hui Caesars Entertainment). TPG a d’ailleurs confié aux investisseurs qu’il s’abstiendrait de réaliser des mégadeals. Ce qu’il fait depuis 2009.
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