Les revenus de trading de la Société Générale ont été moins volatils en 2010
Comme de coutume chaque année dans son document de référence, la Société Générale publie ses revenus de trading quotidiens. Contrairement à la précédente livraison (L’Agefi du 1er avril 2010), on ne peut savoir à quel moment les pertes, ou les gains, quotidiens ont été réalisés dans le document qu’elle a déposé le 4 mars dernier. En revanche, il donne le nombre de jours pour chaque tranche de 10 millions d’euros de revenus, en positif ou négatif (voir tableau).
S’ils ont reculé entre 2009 et 2010, les revenus de trading de la Société Générale, ont été moins volatils l’année dernière. Ainsi, la banque a connu quatre jours de gains supérieurs à 70 millions d’euros, alors qu’elle avait réalisé à cinq reprises des journées à plus de 100 millions d’euros de gains en 2009. Tendance identique concernant ses pertes, bien moins fréquentes l’année dernière: la salle de marché a enregistré en 2010 un peu plus de trente jours de pertes (dont deux supérieurs à 40 millions d’euros), alors que ce nombre avait atteint un total conséquent de 77 jours en 2009, dont une journée pendant laquelle la banque a perdu plus de 50 millions d’euros. Contrairement à 2009, le dernier trimestre 2010 n’a pas été le plus faible en termes de revenus, ce fut le deuxième trimestre, marqué par le pic de la crise grecque.
La réaction très positive des investisseurs aux résultats 2010 de la Société Générale avait quelque peu masqué la performance mitigée de sa banque de financement et d’investissement (BFI). Les revenus des activités de marché, en particulier, ont subi les conséquences d’un environnement considéré comme volatil par la direction de l’établissement et d’une base 2009 très élevée: ils ont reculé de 33%, dont 36% dans les produits de taux, changes et matières premières.
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