Les rachats d’actions gonflent les cours du S&P 500
Les volumes du premier trimestre 2016 s’annoncent en hausse aux Etats-Unis, selon S&P Dow Jones Indices.
Publié le
Alexandre Garabedian
Les fonds actions ont beau subir des sorties massives depuis le début de l’année, la classe d’actifs bénéficie d’un puissant facteur de soutien aux Etats-Unis : les rachats par les entreprises de leurs propres titres. Ceux-ci ont atteint 142,5 milliards de dollars au premier trimestre sur la base des données disponibles recueillies par S&P Dow Jones Indices, soit 80% des sociétés du S&P 500. Le prix des rachats menés de janvier à mars était de 4,9% inférieur en moyenne à celui du dernier trimestre 2015.
En prolongeant la tendance, les rachats d’actions des sociétés américaines dépassent ainsi de 20% le montant enregistré au dernier trimestre 2015 et de 31% celui des trois premiers mois de l’an dernier. Le record trimestriel date de juillet-septembre 2007, à 172 milliards de dollars.
Le mouvement se nourrit depuis plusieurs trimestres de la faiblesse des taux, qui permet aux émetteurs de s’endetter à bon compte pour mener ces rachats, et du trésor de guerre des entreprises américaines du S&P 500. Leur montagne de cash atteignait 1.326 milliards fin 2015 et devrait avoir augmenté à fin mars, selon le fournisseur d’indices. A court terme, cette politique financière permet de gonfler les bénéfices par action, ce dont les dirigeants du S&P 500 profitent directement lorsque leur bonus est calculé sur cet indicateur. Quitte à sacrifier l’investissement et la croissance à long terme.
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