Les profits de TotalEnergies s’envolent avec le prix du pétrole
Le géant de l'énergie a publié des résultats trimestriels en forte hausse, tirés par l’envolée des prix des hydrocarbures. Le groupe va racheter jusqu'à 3 milliards de dollars de ses propres actions.
Publié le
Alice Doré, Agefi-Dow Jones
Patrick Pouyanné, PDG de TotalEnergies.
-
TotalEnergies
«Le rebond des prix de l'énergie constaté au second semestre 2021 s’est amplifié au premier trimestre 2022 à la suite de l’agression militaire de l’Ukraine par la Russie, avec des prix du pétrole dépassant les 100 dollars le baril et des prix du gaz en Europe et en Asie historiquement élevés au-dessus de 30 dollars par Mbtu [1.000 British thermal unit, ndlr] sur le trimestre», a indiqué le PDG de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, cité dans un communiqué.
Au premier trimestre, TotalEnergies a dégagé un résultat net part du groupe de 4,9 milliards de dollars, comparé à 3,34 milliards de dollars sur la même période de 2021.
Indicateur très suivi des opérateurs de marché, le résultat net ajusté, qui retraite certains éléments comme les stocks de pétrole et les participations financières, a progressé à 9 milliards de dollars au premier trimestre, après 3 milliards de dollars un an auparavant. Selon le consensus établi par Factset, les analystes anticipaient un résultat net ajusté de 7,89 milliards de dollars.
Sur les trois premiers mois de 2022, le résultat opérationnel ajusté est ressorti à 9,46 milliards de dollars, contre 3,49 milliards de dollars au premier trimestre de 2021. La principale division de Total, l’exploration-production, a dégagé un résultat opérationnel ajusté de 5,02 milliard de dollars au premier trimestre, contre 1,98 milliard de dollars un an plus tôt. La division «Integrated Gas, Renewables & Power», qui comprend notamment le gaz naturel liquéfié (GNL) et l'électricité, a vu son résultat opérationnel ajusté atteindre 3,05 milliards de dollars, après 985 millions de dollars au premier trimestre 2021.
Dividende et rachat d’actions
L’excédent brut d’exploitation (Ebitda) ajusté du groupe s’est élevé à 17,42 milliards de dollars, contre 8,17 milliards de dollars un an plus tôt.
Sur le plan des investissements, TotalEnergies a indiqué compter réaliser des investissements nets «tendant vers 15 milliards de dollars en 2022, dont 25% dans les renouvelables et l'électricité».
En outre, le conseil d’administration de TotalEnergies a validé une augmentation de 5% du premier acompte sur dividende versé au titre de l’exercice 2022, à 0,69 euro par action, et a autorisé le groupe à racheter jusqu'à 3 milliards de dollars d’actions au premier semestre, a indiqué Patrick Pouyanné.
À la Bourse de Paris, l’action TotalEnergies a fini en hausse de 3,66% jeudi.
Portés par l’espoir d’un accord entre les Etats-Unis et l’Iran et le regain d’euphorie sur l’IA, les marchés actions sont au plus haut, tandis que la réduction des craintes de stagflation a soutenu les marchés de taux. Le pétrole a chuté de près de 20%.
Le PDG du pétrolier, Patrick Pouyanné, s’attend à ce que le prix du baril demeure durablement élevé en raison de cette crise qui devrait en outre inciter les Etats à renforcer leurs capacités en matière d'énergies renouvelables. Un domaine où le groupe français est également actif, contrairement à la plupart de ses pairs.
Le cours du Brent poursuit son repli vendredi et pourrait terminer la semaine sur une baisse supérieure à 10% alors que la perspective d’une amélioration de la situation au Moyen-Orient prend de l’épaisseur.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
La loi d'urgence agricole, texte à haut risque pour le gouvernement, a franchi la première étape de son parcours parlementaire dans les temps. L'exécutif assure que le projet de loi en ressort plutôt préservé, malgré des réécritures d'ampleur dictées par LFI et le RN
Selon plusieurs sources américaines citées par Axios, Donald Trump aurait reproché à Benjamin Netanyahu l'escalade militaire menée par Israël au Liban, lundi 1er juin. Celle-ci pourrait mettre en péril les négociations en cours avec l'Iran
Si le philosophe et psychanalyste Cornelius Castoriadis critiquait en août 1998 les Balladur, Bérégovoy et autres Chirac en pointant le « devenir nul de la politique », que dirait-il aujourd'hui de la trentaine de candidats à l'élection présidentielle ?