Les places européennes mettraient plus d’un an à effacer les pertes de 2020
Avec le deuxième confinement, une vague de pessimisme s’est emparée du Panel Actions. Les deux tiers des gestions ont abaissé leurs objectifs à six mois sur le CAC 40 et l’Euro Stoxx 50 et plus de la moitié les ont réduits à un an. Les autres ont opté pour le statu quo. Seule exception, Groupama AM a légèrement relevé ses cibles.
Le Panel table désormais sur une hausse de 9,1% du CAC 40 dans six mois, et de 13,4% dans un an. Soit une progression bien insuffisante pour effacer la perte de plus de 23% enregistrée depuis le début de l’année. Sur l’Euro Stoxx 50, les gestions tablent sur un rebond de 10,1% à 6 mois et de 14,8% à un an, après un recul de 21% depuis début janvier. Autrement dit les deux indices européens ne retrouveront leur niveau de début mars 2020, que fin 2021.
Si les gérants pensent que le CAC 40 a atteint un point bas, le voyant rebondir de 1% (La Banque Postale AM) à 20% (Cholet Dupont) dans six mois, OFI AM estime que l’Euro Stoxx sera toujours au même niveau au printemps prochain. Dans un an, le CAC devrait avoir refranchi la barre des 5.000 points (sauf pour DPAM, La Banque Postale et Swiss Life AM) et l’Euro Stoxx 50 celle des 3.100 points.
Sur le marché américain, l’attentisme est de mise dans la dernière ligne droite avant le résultat des élections présidentielles. Si les gérants ont été deux fois plus nombreux à relever leurs objectifs qu’à les abaisser, les cibles à six mois et à un an n’ont pas changé. Le Panel table sur une hausse de plus de 7% du S&P 500 en six mois et de plus de 11% en un an. Une progression qui s’ajoutera au 1% gagné depuis le début de l’année.
En revanche, les gestions ont été plus nombreuses à relever leurs objectifs sur la Place japonaise. Néanmoins, les cibles moyennes sont à peine plus élevées que celles du mois précédent. Le Panel anticipe une progression de près de 4% en six mois du Nikkei et de plus de 7% en un an. Mais l’indice cède moins de 3% depuis de l’année, surperformant de très loin les bourses européennes. Et ces derniers jours, le marché actions japonais a «relativement bien tenu comparé aux places boursières américaines et européennes, reflétant ainsi la différence dans la gestion de la crise sanitaire et le redressement des bénéfices des entreprises technologiques», note Edmond de Rothschild Asset Management.
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