Les places européennes accentuent leur baisse avec les banques
Les principales Bourses européennes ont débuté la semaine en repli après un week-end marqué par la poursuite des combats en Ukraine, de nouvelles sanctions économiques visant la Russie et la décision de Vladimir Poutine, le président russe, de placer la force de dissuasion nucléaire russe en état d’alerte de combat, un enchaînement de facteurs exceptionnels qui attise l’aversion au risque. Les obligations souveraines se sont redressées et les matières premières, dont le pétrole et le gaz, ont bondi dans ce contexte.
À Paris, le CAC 40 a fini en repli de 1,39% à 6.658,83 points après avoir cédé plus de 3% en séance. Le Footsie britannique a reculé de 0,42% et le Dax allemand de 0,73%. L’indice EuroStoxx 50 a perdu 1,17%, le FTSEurofirst 300 0,21% et le Stoxx 600 0,09%.
Sur les marchés de taux, les rendements des emprunts d’Etat, qui bénéficient de leur caractère refuge, se détendent. Celui du Bund 10 ans baisse de 6 points de base (pb), à 0,17%. Le rendement de l’emprunt américain à 10 ans recule de 5 pb, à 1,91%.
Les prix de l’énergie s’envolent alors que les opérateurs craignent une riposte de la Russie sur l’offre de gaz; entre autres. Le cours du baril de Brent regagne 5% et passe au-dessus des 100 dollars à 102,40 dollars. Le prix du gaz s’envole de 36% en Europe.
Les marchés russes sont en pleine déroute. Le rouble s’effondre de 35% à un plus bas historique de 112 face au dollar. La banque centrale russe a relevé son principal taux directeur de 10,5 points à 20% et mis en place des contrôles de change. Les autorités ont interdit aux investisseurs étrangers la vente d’actions russes. L’ouverture du marché obligataire a été décalée.
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