Les jeunes dépensent un tiers de leur argent sur Internet selon une étude
Les effets des confinements continuent à se faire sentir. La part des dépenses que les Français réalisent sur Internet a augmenté de 20% l’an dernier après déjà une hausse de 14% en 2020, selon les chiffres du baromètre BPCE Digital & Payments qui s’appuient sur les transactions anonymisées d’environ 20 millions de cartes bancaires.
Internet représente même un tiers de la consommation des moins de 35 ans. Les ventes de certains secteurs d’activités sont désormais quasiment exclusivement réalisées en ligne : entre 85% et 95% pour les billets d’avion et les voyages, 75% pour les services à l’éducation.
A l’autre extrémité, des pans de l’économie qui étaient très peu digitalisés voient la part du e-commerce augmenter fortement. C’est par exemple le cas de l’habillement, avec un achat vestimentaire sur trois facturés en ligne, ou des dépenses de restaurant qui sont désormais réalisées à 20% via Internet contre 3% il y a deux ans.
57 euros contre 38
Toujours selon le baromètre de BPCE, les paniers moyens sont par ailleurs largement supérieurs pour des ventes e-commerce que pour des achats «physiques» avec un montant de 57 euros dans le premier cas contre 38 euros dans le second.
Si la crise sanitaire semble favoriser le e-commerce de manière durable, d’autres habitudes de consommation induites par les confinements ont fait long feu. Des secteurs qui avaient été pénalisés - comme le prêt-à-porter, les salons de coiffure ou la restauration – ou favorisés (la distribution alimentaire) sont rapidement revenus à la normale.
À l’inverse, l’industrie du tourisme et des transports a continué à porter les stigmates de la crise en 2021. Les loisirs en ligne (jeux vidéo, streaming, paris) et les activités liées à l’aménagement de la maison et aux animaux de compagnie sont pour leur part restés bien orientées l’an dernier. «Des tendance qui suggèrent un recentrage des consommateurs français sur la sphère domestique», concluent les auteurs du baromètre.
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