Les IPO britanniques payent leur tribut au Brexit
La perspective du Brexit malmène le marché des introductions en Bourse (IPO). Les montants levés cette l’année ont atteint leur niveau le plus faible depuis 2012, après une chute très forte en 2016 : selon les statistiques de Thomson Reuters (voir graphique), les entreprises basées au Royaume-Uni ont levé l’équivalent de 1,53 milliard de dollars au 31 mars, soit 28% de moins qu’à la même période en 2016. En nombre d’opérations (huit), il faut remonter jusqu’à 2013 pour en voir moins. La cotation la plus importante est celle de la société de conseil en systèmes de retraite Xafinity en février, pour 180 millions de livres (224 millions de dollars).
Cette chute au premier trimestre est assez spécifique au marché britannique, contrairement au recul général des IPO de 2016 sur tous les continents en raison des incertitudes liées au référendum sur le Brexit, mais aussi aux attentats en Europe, à l’élection de Donald Trump et aux tensions géopolitiques diverses. Depuis le début de l’année, la valeur des IPO a été multipliée par 2,3 à travers le monde, pour atteindre 29,4 milliards de dollars, et leur nombre (302 émissions) a atteint un record depuis 2000. Le référendum sur le Brexit marque une césure importante. Du 23 juin 2016, date du vote, au 26 mars 2017, 26 entreprises britanniques sont entrées en Bourse pour un cumul de 5 milliards de dollars, relève Thomson Reuters. Soit une chute de 30% en nombre et de 54% en valeur par rapport à la même période un an plus tôt (37 IPO pour 10,9 milliards de dollars).
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