Les investisseurs sortent massivement des fonds d’actions européennes
La collecte des fonds d’investissement continue de pâtir de l’invasion russe en Ukraine et le flot de sanctions prises consécutivement par les pays occidentaux. Entre le 3 et le 9 mars, les retraits ont concerné cette fois l’ensemble des classes d’actifs traditionnelles, avec -1,4 milliard de dollars (-1,3 milliard d’euros) pour les fonds actions, -7,8 milliards pour les fonds monétaires, et -13,2 milliards pour les fonds obligataires, selon le Flow Show, le rapport hebdomadaire sur les flux dans les fonds de BofA Global Research. Dans le même temps, les fonds or ont reçu 2,4 milliards de dollars nets.
Sorties record
Au sein de l’univers des actions, les investisseurs se sont massivement débarrassés des fonds européens, avec 13,5 milliards de dollars de rachats nets, soit le double de la décollecte historique de la semaine précédente. Ils ont replacé leurs avoirs dans les fonds d’actions américaines (+8,8 milliards), émergentes (+3,1 milliards) et japonaises (+1,3 milliard). Dans les fonds américains, les principaux gagnants de ce mouvement sont les stratégies de grandes capitalisations (+6 milliards de dollars), du secteur des matériaux (+5,6 milliards), des petites capitalisations (+3,2 milliards) et du secteur de l'énergie (+3 milliard). Quelques poches ont connu une décollecte importante cette semaine, comme les fonds de financières (-3,2 milliards de dollars), et les fonds croissance (-1,4 milliard).
Les fonds obligataires en sont pour leur part à leur neuvième semaine consécutive de décollecte. Celle-ci est une nouvelle fois alimentée par les retraits sur les véhicules de titres d’entreprises investment grade (-12,8 milliards de dollars), high yield (-2,8 milliards) et émergentes (-3,5 milliards). Seuls les fonds de titres souverains ont collecté, avec +7,5 milliards de dollars nets, dont 2,1 milliards sur les titres indexés à l’inflation.
Plus d'articles du même thème
-
Un premier revers sur le marché primaire high yield euro
La foncière allemande Net Zero Properties a dû reporter son émission obligataire inaugurale faute d’un intérêt suffisant de la part des investisseurs après avoir réduit la taille de l’opération et proposé un rendement en haut de la fourchette initiale. Les taux plus élevés et des gérants plus sélectifs ont tranché. -
« Dans le contexte actuel de taux, nous privilégions les durations courtes »
Eléonore Bunel, directrice de la gestion taux chez Lazard Frères Gestion -
« A très court terme, nous sommes prudents, pas inquiets »
Frédéric Dodard, responsable de l’équipe solutions d’investissement EMEA chez State Street Global Advisors.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Combien coûterait aux banques une hausse du plafond du Livret A
- Le Crédit Mutuel Arkéa pousse les feux avec Fortuneo
- Les investisseurs actions et crédit se protègent contre le risque politique français
- Avec le Livret A, Trade Republic et Axa Banque se partagent les données et les responsabilités
- Apple dévoile l'iPhone Duo, son premier smartphone pliable
Contenu de nos partenaires
-
MithridateBruno Retailleau cherche l’antidote pour s’immuniser contre le poison du retrait
A chaque interview, le candidat de droite doit désormais écarter l'idée d'un retrait au profit d'Edouard Philippe. Pour se sortir de ce piège, il mise sur la radicalité et le temps long -
Gros coupA New Delhi, les pays des Brics défendent leur vision du monde d'aujourd'hui et de demain
Réunis dans la capitale indienne pour leur 18e sommet, les onze pays membres représentant les économies émergentes de la planète ont fait la démonstration de leur cohésion à un moment où l'incertitude domine les relations internationales -
Midterms : le Texas, Etat de tous les dangers pour Donald Trump
Le président américain mise tout sur le candidat républicain Ken Paxton pour conserver sa majorité au Sénat. Mais les risques de défaite s'accentuent