Les fonds souverains scrutent les investissements alternatifs
La sixième étude annuelle «Invesco Global Sovereign Asset Management Study» publiée aujourd’hui, retraçant les investissements de 126 investisseurs souverains représentant 17.000 milliards de dollars d’actifs, montre que les actions ont pris le relais des obligations comme principale classe d’actifs dans leurs portefeuilles, avec une hausse de leur performance de 9,4% l’an dernier, après +4,1% en 2016.
L’étude révèle un recours accru aux stratégies de gestion passives. Au cours des trois dernières années, 45% des fonds ont réduit leur exposition aux stratégies actives, qui ne pèsent plus qu’une petite moitié des portefeuilles actions. «Les stratégies factorielles sont clairement gagnantes, et les investisseurs souverains considérant que la prise en compte de facteurs représente un troisième pilier entre gestion active et passive traditionnelle», ajoute Alex Millar, responsable souverains européens chez Invesco.
«La plupart des investisseurs souverains vont maintenir leur allocation aux marchés non cotés en se concentrant sur les opportunités identifiées dans des nouvelles régions, afin de s’affranchir du biais domestique traditionnel. Certaines initiatives de grande ampleur, comme la route de la soie en Chine, ont fait de la région Asie-Pacifique la plus attractive en matière d’infrastructures», explique l’étude. Ils sont ainsi 64% à estimer que cette région Asie-Pacifique offre des opportunités très intéressantes.
{"title":"","image":"160821»,"legend":"","credit":""}
Plus d'articles du même thème
-
L’ampleur du plan allemand peine à convaincre les économistes
Le paquet de 34 réformes annoncées jeudi 2 juillet va de la fiscalité au marché du travail en passant par la compétitivité, l’Etat social et la réduction de la bureaucratie. Promis depuis l’automne 2025, il est avant tout destiné à prouver aux Allemands que le gouvernement de Friedrich Merz peut agir et se mettre d’accord sans susciter de querelles internes. Certains aspects positifs pourraient cependant être contrebalancés par d’autres décisions à venir. -
Sofinnova signe sa septième sortie en trois ans avec le rachat de Myricx par Novartis
Le laboratoire bâlois met jusqu'à 1,5 milliard de dollars sur la table pour acquérir la biotech britannique, depuis l'origine soutenue par Sofinnova et son homologue australasien Brandon Capital Partners. -
L’immobilier d’entreprise laisse entrevoir une légère embellie
Le marché locatif des bureaux en Ile-de-France a ramené sa baisse sur un an de 15% à 5% entre fin mars et fin juin, toujours freiné par le contexte économique. Les investissements s’améliorent légèrement, mais surtout avec le soutien d’un méga-deal dans le secteur logistique.
ETF à la Une
Schroders vise une dizaine d’ETF actifs d’ici la fin de l’année
- La nouvelle hausse du Livret A coûtera plus de 800 millions d’euros aux banques
- La Corée, un tigre asiatique qui commence à vieillir
- CMA CGM se renforce dans la logistique du dernier kilomètre
- Le Crédit Agricole lancera une offre de trading crypto avant la fin de l'année
- Christine Lagarde pourrait quitter la BCE plus tôt que prévu à cause de la présidentielle française
Contenu de nos partenaires
-
Menace, pardon et unité : Jordan Bardella au défi du rassemblement
A la veille de la décision de la cour d'appel de Paris qui pourrait faire de lui le candidat du RN à l'Elysée, Jordan Bardella soigne son image de rassembleur. Il multiplie les gestes envers les différentes sensibilités du parti, mais ne parvient pas à dissiper les craintes d'une purge -
Stop ou encoreMarine Le Pen, le jugement dernier
La cour d'appel tranche ce mardi si Marine Le Pen peut briguer l’Elysée ou si Jordan Bardella défendra les couleurs du RN. Deux années de sursis ont déjà bouleversé le parti : quel rôle pour leur cheffe si elle n'est plus la candidate ? -
Coup de têteMotion de censure : Olivier Faure, la solitude du frondeur
Il y a six mois, le premier secrétaire du PS avait choisi de ne pas censurer Sébastien Lecornu sur le budget, contre l’avis des siens. Aujourd’hui, il fait le choix inverse, là encore à rebours de la majorité de son groupe, pour ne pas couper les ponts avec des écologistes de plus en plus tentés par Jean-Luc Mélenchon