Donald Trump a annoncé que le métal jaune ne serait pas taxé, contrairement à ce qu’avait laissé entendre un document des douanes américaines. La tension sur ce marché est retombée.
Le président américain a indiqué que l'or ne serait pas soumis aux tarifs douaniers
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Photo BoE.
Le marché de l’or est revenu au calme après que Donald Trump a déclaré sur son réseau social Truth Social que le métal jaune ne serait pas soumis à des taxes douanières, quelle que soit la forme sous laquelle il est importé aux Etats-Unis.
En fin de semaine dernière, un document des douanes américaines, classifiant les lingots de 1 kilo et de 100 onces (3,11 kilos) dans une catégorie soumise aux droits de douane, avait disloqué le marché de l’or, notamment les prix sur le Comex, le marché des futures sur l’or aux Etats-Unis. Ces deux types de lingots sont la forme de livraison sur ce marché. Le prix des contrats à échéance décembre, les plus liquides, avaient bondi à un record tandis que la prime payée par rapport au prix spot à Londres avait dépassé 100 dollars.
Dès vendredi, face à ce tollé, la Maison-Blanche avait déclaré qu’un décret allait être promulgué dans les jours suivants pour clarifier le statut de l’or vis-à-vis des droits de douane. Sans attendre sa signature, le président américain a indiqué que le métal précieux ne serait pas soumis aux tarifs douaniers, conformément à ce qu’il avait affirmé plus tôt, et aux attentes du marché.
De tels droits de douane auraient considérablement augmenté le prix de l’or, d’autant que la Suisse, la principale place de raffinage et de fonte du métal jaune, est soumise à une taxe de 39% depuis le 7 août. De quoi totalement bouleverser le marché à terme américain.
Retour à la normale
Cette erreur réparée, le marché de l’or a repris son cours normal. Les prix sur le Comex ont rapidement baissé dès vendredi, par rapport à ses records au-dessus de 3.500 dollars, à 3.460 dollars l’once, tandis que la prime avec le prix spot était revenue à 50-60 dollars. L’or a poursuivi son repli lundi et il s'établit ce mardi à 3.400 dollars sur le Comex avec une prime toujours autour de 50 dollars. «L’apaisement des tensions géopolitiques et commerciales a entraîné une nette baisse de la demande de valeurs refuges, privant l’or d’une partie de son élan haussier antérieur», souligne Linh Tran, analyste de marché chez XS.com.
Les Etats-Unis ont annoncé lundi une reconduction pour 90 jours de la trêve commerciale avec la Chine tandis que le marché espère que la rencontre entre le président américain et son homologue russe, Vladimir Poutine, facilitera un règlement du conflit ukrainien. Les investisseurs se focalisent aussi sur les données qui pourraient influencer les taux américains, l’un des moteurs de l’évolution du métal jaune.
Depuis la sortie du Covid, les bons du Trésor américain ne protègent plus les portefeuilles, et les secousses géopolitiques récentes, jusqu'à la fermeture partielle du détroit d’Ormuz, n’ont fait que mettre cette défaillance en pleine lumière. Les capitaux ont convergé, choc après choc, vers l’or, les métaux critiques et l'énergie. Ce déplacement n’est pas une anomalie passagère : deux lames de fond, l’une monétaire, l’autre physique, désignent désormais les mêmes actifs.
Le baril de brut a quasiment effacé le choc à la hausse de mars, après l’accord signé entre l’Iran et les Etats-Unis, reléguant au second plan les craintes de stagflation et prolongeant la bonne tenue des marchés, malgré les interrogations sur le boom de l’IA.
Les actions des minières aurifères ont nettement progressé mais elles restent en retard par rapport au parcours de l’once d’or et ne prennent pas en compte la transformation du secteur dans leur valorisation. Il faudra encore un peu de temps pour que les investisseurs en tiennent compte.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps