Les élus un peu rassurés sur l’agence de financement des collectivités locales
Les élus sont ressortis un peu soulagés de Bercy la semaine dernière. Le ministère ne s’opposerait pas frontalement à leur projet d’agence de financement des collectivités locales, présenté en septembre dernier. L’agence doit permettre aux collectivités de trouver des sources alternatives de financement à l’heure de Bâle 3 et du démantèlement de Dexia.
Début janvier, la ministre du budget, Valérie Pécresse, avait semé le trouble en affirmant que «l’analyse juridique faite par Bercy montre que cette agence aura besoin de la garantie de l’État». Les élus, qui ne veulent pas de garantie, s’étaient inquiétés de la volonté du gouvernement à avancer. «L’agence de financement des investissements locaux est une urgence, avec ou sans garantie de l’Etat», avait réagi l’association d’étude pour l’agence (AEAFCL).
«On est un peu rassurés», explique Olivier Landel, délégué général de l’AEAFCL. Le ministère est conscient que l’Etat pourrait intervenir en cas de grave difficulté de l’agence et voudrait sécuriser le dispositif au maximum, avant de présenter son rapport le 15 février. Mais «Bercy est bien clair là-dessus : au plan juridique, un établissement public industriel et commercial (EPIC) local n’est pas garanti explicitement ni même implicitement par l’Etat».
Le projet de l’AEAFCL prévoit que l’agence soit structurée autour d’un EPIC, en charge du pilotage stratégique, qui détiendra une société anonyme (SA), responsable de la levée des fonds. «Bercy préfèrerait que l’agence soit composée de deux SA. Je pense que les investisseurs ne comprendraient pas qu’on ait pas choisi d’avoir un EPIC alors que ce statut existe déjà pour abriter les activités industrielles et commerciales du secteur public», argue Olivier Landel.
Les élus ont aussi dû défendre la solidité de l’agence, «la note n’est pas tout : même à rating plus faible, nous avons la conviction que les émissions de cette agence seraient réalisées à de meilleurs prix que celles des sociétés de crédit foncier», assure le délégué. L’agence devrait respecter Bâle 3. Les collectivités paieront un ticket d’entrée qui alimentera le capital de la SA et l’EPIC. Ce dernier pourra secourir les collectivités qui ont des problèmes de liquidité. En cas de défaut, la SA pourrait faire jouer une garantie limitée. L’agence ne devrait pas être opérationnelle avant 2013.
Plus d'articles du même thème
-
BNP Paribas AM déploie 80 agents IA dans ses activités alternatives
Transformer des usages développés par plusieurs équipes en pratiques généralisées. C’est le défi auquel s’attelle BNP Paribas Asset Management sur le sujet de l’intelligence artificielle. Ce passage à l’échelle constitue un chantier des prochains mois et de 2027, dans la gestion, les opérations et les fonctions commerciales. A l’occasion de l’AM Tech Day, organisé par L’Agefi ce 3 novembre, Patrick Simion, responsable de la transformation chez la filiale de gestion de BNP Paribas, a expliqué que des copilotes ont déjà été déployés à grande échelle pour faciliter le traitement des courriels et les réunions. L’enjeu est maintenant de diffuser des outils communs et des agents adaptés aux différents métiers. -
Bertrand Poupart-Lafarge est nommé directeur des investissements du groupe Axa
Le directeur financier d’Axa France va succéder à Jean-Baptiste Tricot, qui quitte l’assureur. -
Aberdeen promeut un responsable pour la clientèle wholesale française
Kevin Slomkowski a rejoint la société de gestion écossaise en 2016.
ETF à la Une
Près d’un quart de la collecte d'octobre sur les ETF en Europe s’est dirigé vers les actifs américains
- Crédit Mutuel Arkéa avoue être victime d'une cyberattaque historique
- Jean-Pierre Thomas (TVI) : «Il n’y a pas de dossier Thomas Vendôme Investment mais un dossier Malakoff Humanis»
- La Société Générale supprime des postes dans sa banque de détail et ses services titres
- Les gérants confirment leur confiance dans les marchés actions américains
- Pour les banques françaises, la défaite de Donald Trump éclipse une décision de Fitch
Contenu de nos partenaires
-
Tribune libre« L’écologie peut devenir un levier de souveraineté pharmaceutique pour la France et l’Europe »
La prochaine innovation pharmaceutique pourrait être celle qui permet de produire les molécules existantes avec moins de ressources, estime Claude Grison, directrice de recherche au CNRS, professeure invitée au Collège de France, et membre de l’Académie des sciences -
Itinéraire validé et désobéissance des Gilets jaunes : comment se prépare l'« Acte IV » des manifestations
Malgré le feu vert de la préfecture pour un cortège syndical de République à Nation, les irréductibles de la contestation sociale maintiennent leur défi place de la Concorde -
460 milliards de valorisation évaporés en Bourse : l'empire d’Elon Musk percuté par la victoire des démocrates
Après la vague bleue des démocrates aux midterms, les valeurs technologiques de l’IA ont plongé. Pour Elon Musk, c’est la double peine, lui qui a tant dépensé pour empêcher la victoire des démocrates, en vain