réunion de politique monétaire de la BCE
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Photo Martin Lamberts/ECB
Les membres du Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE) ont longuement débattu de leurs nouvelles indications sur la trajectoire future des taux d’intérêt (forward guidance) et ont modifié à plusieurs reprises leur projet afin d’apaiser les objections de plusieurs membres, montre jeudi le compte-rendu de leur réunion de politique monétaire du 22 juillet. La BCE a annoncé le mois dernier une nouvelle forward guidance, promettant le maintien d’une orientation durablement accommodante de la politique monétaire. En particulier, les taux ne seront pas relevés tant que la BCE ne verra pas l’inflation atteindre 2% «bien avant la fin de son horizon de projection et durablement sur le reste de son horizon de projection». Mais cet accord n’est intervenu qu'à l’issue d’une réunion particulièrement tendue, rapporte Reuters, au cours de laquelle les responsables politiques ont remanié à deux reprises la formulation afin de trouver un compromis après un nombre inhabituel d’objections. «Quelques membres ont maintenu leurs réserves car la formulation modifiée ne répondait pas suffisamment à leurs préoccupations», indiquent les minutes, en préservant l’anonymat des opposants. Il s’agit des gouverneurs des banques centrales allemande et belge, indique Reuters.
L’activité privée a même chuté en zone dangereuse en mai pour l’Hexagone, notamment pour l’indice PMI «flash» des services (42,9), tandis que le secteur manufacturier est retombé en territoire de contraction. La situation est un peu moins préoccupante en Allemagne.
L’ex-secrétaire général de l’Elysée a passé de justesse l’examen du Parlement pour devenir gouverneur de l’institution. Il avait au préalable défendu son indépendance par rapport au monde politique, expliqué l’intérêt de son expérience aux plus hautes fonctions de l’Etat et commencé à montrer ses positions en matière de politique monétaire.
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