L'économie américaine a continué de créer des emplois en novembre mais à un rythme très inférieur aux attentes de Wall Street alors que l’activité reste pénalisée par la deuxième vague de Covid-19 aux Etats-Unis. Le taux de chômage a néanmoins diminué le mois dernier.
Selon les données publiées vendredi par le département du Travail, 245.000 emplois nets ont été créés en novembre. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal s’attendaient à la création de 440.000 postes nets le mois dernier.
L'économie américaine a créé des emplois pendant sept mois consécutifs, bien que le rythme des embauches ait régulièrement ralenti. Le marché du travail américain a maintenant regagné un peu plus de la moitié des 22 millions d’emplois détruits en mars et avril, au plus fort des mesures de confinement destinées à lutter contre l'épidémie.
Le nombre de postes créés en octobre a été révisé en baisse, à 610.000, contre une estimation initiale de 638.000. Celui de septembre a en revanche été révisé en hausse, à 711.000 au lieu de 672.000.
Un nombre élevé de personnes sans emploi
En novembre, le nombre de personnes sans emploi aux Etats-Unis s'établissait à 10,7 millions, contre 11,1 millions en octobre. Le nombre du mois dernier reste toutefois supérieur de 4,9 millions à celui de février, a souligné le département du Travail.
Le taux d’activité aux Etats-Unis a reculé en novembre, à 61,5% contre 61,7% en octobre. Ce taux se situait à 63,4% en février, a rappelé le département du Travail.
Le mois dernier, le taux de chômage dans le pays s’est établi à 6,7%, après 6,9% en octobre, poursuivant sa baisse pour le septième mois consécutif. Le taux de chômage aux Etats-Unis s'établissait à 3,5% en février, mais il a bondi jusqu'à 14,7% en avril, un record depuis 1948. Les économistes anticipaient en moyenne une baisse du taux de chômage à 6,7% en novembre.
Vers un soutien accru de la Fed
La publication du rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis intervient un peu plus d’une semaine avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed). Les investisseurs pensent de plus en plus que la banque centrale ajustera à cette occasion son programme de rachat d’obligations afin de mieux soutenir l'économie face à la pandémie.
Dans son dernier Livre Beige, paru mercredi, la Fed a indiqué que l'économie américaine avait connu une croissance « modeste voire modérée » dans l’ensemble, ralentissant même dans certaines régions depuis la fin octobre. Selon l’institution, l’optimisme a diminué en raison de la propagation de l'épidémie de coronavirus dans le pays, qui a entraîné le rétablissement de mesures de confinement et perturbé l’activité des entreprises.
Dans ce contexte, l’urgence d’un plan de relance semble se faire sentir. Les parlementaires américains ont repris cette semaine leurs discussions sur de nouvelles mesures de soutien à l'économie. La présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, et le secrétaire au Trésor, Steven Mnuchin, se sont notamment entretenu de ce sujet pour la première fois depuis l'élection présidentielle du 3 novembre.
La banque centrale japonaise devrait relever ses taux en septembre et probablement encore avant la fin de l’année. Mais le différentiel de taux continue de peser sur le yen qui a annulé la moitié de l’effet de l’intervention conjointe avec les Etats-Unis.
Lucid Motors peine à sortir de l’ornière, contrairement à Rivian. Tesla est pénalisé par ses énormes investissements, tandis que General Motors se désengage de ce segment de marché.
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